Nos précédents baroudages


    1 : Inde : Trans-Himalayenne
    2 : Corse : GR 20
    3 : Interail
    4 : Prague & Vienne : Nouvel An
    5 : Québéc entre filles
    6 : Australie en famille

 

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    ♦   INDE - Juillet 2008 (Semaine 1 par Cécilia)

Quel délicieux et agréable moment que celui où l'on découvre pour la toute première fois un endroit et une culture que l'on ne connaît pas ! C'est ce bonheur là qui pousse à voyager non ?

L'arrivée à Delhi a été étourdissante de nouveauté, de bruits, de vie et de surprises. L'hôtel où nous logeons est plus qu'agréable, on se prendrait presque pour des rois ! Le petit-déjeuner sur le toit du bâtiment nous laisse le temps d'apprécier la ville où nous venons d'atterrir. Les maisons et les immeubles se dessinent à l'horizon jusqu'à perte de vue, dans une chaleur ambiante infinie. Et c'est parti ! Nous nous lançons dans la découverte de cette ville aux soins de notre chauffeur. Il nous fait découvrir des sites tous plus jolis les uns que les autres. Mais ces endroits ont malgré tout quelque chose de dérangeant, car le contraste entre la rue (pauvreté et saleté), et les sites historiques (grandeur et propreté) est énorme ! Cette longue journée se termine à la gare ferroviaire, où nous prenons le train de nuit en direction d’Amritsar…

Le train est vraiment un transport local incontournable je trouve. En Inde, il existe un grand nombre de classes (au moins 4) et nous sommes quand même soulagés de ne pas être dans la moins chère… En voyant nos voisins cadenasser leurs valises à doubles tours et cacher leur richesse dans le (généreux) soutif de Madame, on décide de dormir avec nos sacs en oreillers. Pas très confortable, mais efficace ! L’arrivée à Amritsar, en plein cagnard (à 6h du mat’… gloups !), nous réveille direct. Un guide, Moti, (parlant l’anglais, ce qui n’est pas négligeable) et un chauffeur, Partab, nous attendent et nous emmènent illico presto visiter le Temple d’Or. C’est LE truc à voir ici : un super temple sikh, au milieu d’un bassin sacré, recouvert de tonnes d’or. C’est assez impressionnant… Un pti déj (dans un hôtel climatisé… on respire !) nous requinque et nous voilà partis vers de nouveaux horizons.

Les jours qui suivent, nous visitons :

- Une ville perchée sur 5 collines (Dhalousie), où l’on rencontre de charmants petits singes sauvages qui crapahutent sur les toits en tôle dans la nuit "silencieuse".
- Dharamsala, le lieu d’exil des tibétains (pas besoin d’être au courant, on croise 10 moines tous les 5 mètres !). La culture est totalement différente de ce que l'on a pu voir jusqu'à présent. Les tibétains sont beaucoup plus souriants et accueillants au premier abord. Les drapeaux à prières s'étendent à travers toute la cité. L'ambiance est un peu "baba", c'est marrant.
- Grâce à la traduction de Moti, nous visitons une coopérative de thé à Palampur. La visite est très intéressante et agréable, car totalement en-dehors des sentiers touristiques... La nuit que nous passons dans un ancien palais de Maharadja l’est beaucoup moins ! lol
- Notre dernier arrêt est un véritable havre de paix : la guest-house de Raju, à côté de Banjar, où l’on accède en se laissant porter par une nacelle au-dessus d’une rivière. Inimitable ! Les maisons sont en bois et en pierre et l'accueil est plus que royal, bien que très simple. Nous faisons une chouette rando qui nous mène au bord du Parc National Himalayen, c'est grandiose !


La dernière étape de notre périple consiste à rejoindre Manali... où l'on retrouvera Fabien (mon pti frère) et Victorien. J'ai le coeur qui bondit d'impatience à l'idée de revoir mon amoureux et de pouvoir partager avec lui toutes ces nouveautés (et celles à venir !).

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   ♦   INDE : Trans-Himalayenne à moto - Juillet 2008 (Semaines 2 & 3 par Victorien)

Je vais en quelques mots essayer de vous faire partager la magie de notre trip trans-himalayen même si les mots risquent d'être un peu creux pour retranscrire la foule de chose que nous avons pu voir, découvrir et ressentir ici.

J1 : Arrivée à Delhi de Victorien et Fabien, frère de Cécilia, après 8H de vol. 1ères impressions : bain de foule, du monde partout, ça grouille, klaxons à tout va, circulation rock'n'roll, chaleur et humidité étouffante. Au bout de 2 min, 1ère rencontre avec une vache (animal sacré) nonchalamment posée au milieu de la route. La surprise quand, quelques minutes après tu as déjà croisé l'équivalent de dix troupeaux, en liberté. Au travers de la ville de surprenants contrastes pointent : une extrême pauvreté se mêle au joyeux bordel organisé de cette cité aux 20 millions d'âmes. 1ère nuit : difficile de dormir, trop chaud et trop excité par cet autre monde à découvrir.

J2 : Nous grimpons dans un mini-bus pour rejoindre Cécilia et ses parents qui sillonnent le pays en autodidacte depuis une semaine en attendant le départ du raid. On quitte la capitale direction le nord sur des routes cabossées semblables à des pistes parsemées de pièges (trous, cailloux, boue...). Héritage anglais, la circulation se fait à gauche. Durant 600 km la vie grouille de chaque côté de la voie. De nombreuses motos, bondées et sans casque évidemment, circulent. Après 14 H de ballottage nous atteignons notre but, Manali, cité ancrée à 2000 m aux portes de l'immensité himalayenne. Au coeur des ruelles de terres du Old Manali notre Guest House nous attend.

J3 : Prise en main de nos nouvelles compagnes de route, les mythiques Royal Enfield 500, pures joyaux indiens. Les 1ers tours de roues sont coriaces. Le frein arrière, le sélecteur ainsi que l'ordre de passage des vitesses sont inversés. Pour couronner le tout, un point mort très agaçant a la fâcheuse tendance de vouloir s'imposer entre chaque vitesse. 1ère balade plutôt cool. Quelques 50 km sur ces routes chaotiques, au milieu d'une circulation étourdissante. Bref, le pied ! On fait aussi connaissance avec l'équipe : mécanicien (Just Beer ou l'homme aux doigts de fée), cuisiniers et chauffeurs sont là pour nous accompagner dans ce périple.

J4 : 8H00, on enfourche nos bolides pour la 1ère étape de ce raid incroyable. Au programme, 8H de "bike" pour 145 km de route variée (bitume, boue, sable, passage de gué...). On s'enfonce dans les montagnes pour franchir le Rothang La (= col) à 4 000 m (ça annonce la couleur !).Cette rude étape nous plonge dans le bain de ce qui nous attend les 10 jours à venir. Au col de magnifiques sommets immenses et enneigés apparaissent furtivement entre les nuages. De l'autre côté ce sont de majestueuses montagnes qui s'offrent à nous et nous accueillent pour un périple mémorable. On a ensuite continué, puis continué, puis continué la route pour enfin établir notre camp de base à Gispa. 1ère nuit au grand air.

J5 : La seconde étape, moins intense, nous fait tout de même franchir un col à 4 900 m. C'est fou d'être aussi "facilement" (entre guillemets quand même car on est tous crevés) au-dessus de notre cher Mont-Blanc. Tout du long le voyage est ponctué de pauses thé dans des gargotes en toile deparachute. Le soir, le camp est planté à Sarchu, magnifique plateau perché  à 4 300 m et entouré de splendides monstres rocheux. Les mots manquent pour décrire pleinement cette beauté minérale qui a peu à peu pris le pas sur la verdure et la végétation des plaines et des 1ers sommets. L'altitude me fait ressentir une légère pression au crâne et provoque un essoufflement accéléré lorsque je m'agite trop mais rien de plus. Donc tout baigne. Certains membres du convoi commencent eux à se plaindre de sérieux maux de tête.

J6 : Longue étape. Passage d'un second col à 4 900 m avant de redescendre sur un immense (et ici le terme prend vraiment toute son ampleur)  plateau où le chemin laisse place à un fabuleux hors piste où nous roulons à fond les ballons ! C'est génial. Les paysages qui nous entourent sont tout simplement grandioses, dégradés indescriptibles de couleurs pastelles sur les géants rocailleux. Ensuite, place à une longue remontée sous la pluie et la grêle jusqu'à 5 250 m (on s'en rend même plus compte mais c'est dingue !). Quelle sacrée vue on avait de là-haut. Chacun, la moto bien en main, commence à trouver ses marques. C'est grisant de conduire ces engins sur ces routes du bout du monde. Le soir, campement dans un décor de rêve. Seul bémol, Cécilia souffre de l'altitude et de la fatigue et doit rester tranquille sous la tente pour se reposer. Just Beer quant à lui et comme chaque soir, bichonne nos montures, et il faut dire qu'elles en ont bien besoin avec ce qu'on leur fait subir.

J7 : Etape de ralliement à Leh. On s'engouffre dans un époustouflant canyon aux profondes et étranges teintes (violet, rouge, orange, ocre...) qui semble ne jamais finir. En route, intéressante découverte de monastères bouddhistes aux rassurantes couleurs. On se déchausse avant de pénétrer ces lieux de culte mais à vrai dire je trouve ça plutôt sympa de se balader en chaussettes. Les moinillons déambulent. Partout des drapeaux à prières flottent au vent. Arrivée à Leh, ça fait tout drôle de retrouver une forme de civilisation (trafic, commerces, mondes, rues bruyantes...) dans ce coin si reculé au coeur de l'Himalaya après tout ce calme et cette solitude. Le soir c'est grand luxe, douche chaude et lit moelleux, quel bonheur !

J8 : Aller (sous une fine pluie de neige)/retour jusqu'au Kerdang La, histoire de franchir la route carrossable la plus haute du monde (5 500 m rien qu'ça) puis pause bouffe sur le toit terrasse d'un restau du centre avec, au menu, des momos (sorte de raviolis fourrés). Après-midi libre pour tous dans ces rues d'un autre temps, où tout est différent de ce que nous connaissons chez nous : les paysages, les gens, la culture, la nourriture aussi (très épicée et où le riz remplace notre bonne vieille baguette). Depuis que nous sommes entrés au Ladakh je me sens incroyablement bien. Les gens sont souriants, accueillants, agréables et présentent de beaux visages sereins, la vie décalée et l'omniprésence tibétaine apaisante. Pour moi , un passage très rafraîchissant chez un barbier local, pour Céc, un moment de détente (massage tibétain).

J9 : Le lendemain une rude journée s'annonce. 210 km pour rejoindre le lac Tsomoriri. Le corps ayant bien augmenté son taux de globules rouges, l'acclimatation est maintenant totale. Le départ de Leh annonce l'amorce du voyage retour par les lacs qui nous ramènera 5 jours plus tard à notre point de départ. Mais le voyage n'est pas terminé.

Le 10ème jour nous sommes allés rendre visite à une tribu nomade. Il nous ont accueilli dans leur tente principale et offert du thé au beurre de yack et du fromage blanc frais. En échange nous leur avons fait don de quelques denrées primaires (riz, huile...). Ce fut très agréable et enrichissant de pouvoir partager ce simple moment avec eux et d'échanger quelques mots.

Tout au long de notre parcours on se serait cru au coeur d'un zoo ambulant. Tous les jours nous croisons toute sorte d'animaux, yacks, chèvres, moutons, ânes, chevaux, vaches, minuscules singes, multitudes de chiens fainéants et même un éléphant ! Tout ce joyeux petit monde étant bien entendu en liberté permanente.

Merci encore à Catherine et Philippe de m'avoir permis de partager avec eux cet incroyable moment !


Pour découvrir d'autres photos, c'est ICI.





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    ♦   CORSE : le GR20 - Octobre 2007 (par Victorien)

Ce voyage est un plaisir solitaire que je me suis offert pour me ressourcer et prendre le temps de crapahuter au grand air avant d'entamer la vie active.

Pour démarrer, un petit tour en stop pour rejoindre le port italien de Savona où m'attend le ferry. Après une nuit agitée en mer, teintée d'éclatants coups de tonnerre, la côte de Bastia est en vue. Je me fais rapidement déposer à Calenzana, point de départ du mythique GR 20. La 1ère étape est coriace et malgré les gens du coin qui me conseillent d'abandonner à cause des conditions météo annoncées je ne me décourage pas et englouti sous un déluge de pluie (puis de neige) les 1300 m de dénivelée qui mènent au refuge d'Ortu di Piobbu.

Les 1ers jours sont difficiles, en hauteur un épais manteau neigeux recouvre le marquage au sol, de nombreux groupes, découragés par l'attente de conditions meilleures, redescendent. La progression est lente et fatigante et mes chaussures sont trempées. Je fais alors équipe avec Méno, un père de famille hollandais, notre rythme de montée s'accordant bien. La prochaine étape est la plus technique du parcours, le point clé du GR. Sitôt passé les conditions météos devraient s'améliorer et le reste ne plus poser de problème. Nous décidons de tenter notre chance malgré les randonneurs que nous croisons rebroussant chemin. Arrivés sans mal au col Perdu, le Cirque de la Solitude couvert de neige s'offre à nous. Quelques chaînes sont là pour aider au passage des parois rocheuses les plus raides. Bien qu'une chute serait ici très mal venue, ce passage coriace n'est pas insurmontable. Il suffit juste de prendre son temps et faire attention pour évoluer en sécurité. Je dois souvent calmer et motiver mon compagnon très impressionné et peu rassuré de se retrouver dans ce gouffre. Il nous faudra plusieurs heures pour franchir ce passage délicat mais l'essentiel reste : on est passés ! La partie haute de la Corse nous aura dévoilé de fabuleux paysages isolés et imprenables.

Par la suite, le temps redevient très agréable, le soleil chauffe et les bras bronzent. Les décors, toujours changeants, se révèlent magnifiques : sublimes lacs perchés, crêtes escarpées, sommets rocheux, forêts et bois de pins luxuriants, pierriers immenses dans lesquels on se sent fourmis... Je rencontre souvent des animaux sauvages sur mon chemin (vaches, chèvres, chevaux...) et parfois même nous faisons un bout de route ensemble. A Vergio je passe devant une station de ski fantôme où des cochons sauvages se chamaillent. Mes finances étant maigres, juste de quoi me payer le bateau et le ravitaillement, je dois souvent éviter les refuges gardés. Je passe alors la nuit à la "belle" en forêt avec un toit en ciel ou dans les ruines de quelques bergeries. Heureusement nous sommes en fin de saison et bientôt tous les gardiens de refuges seront redescendus.

Les corses rencontrés au fil des étapes ne sont pas toujours commodes, cependant leur vin rouge s'avère être immanquablement le remontant idéal à siroter : délicieux nectar à la teinte opaque, goûtu concentré de saveurs. Leur saucisson vaut aussi le détour. Je passe un très bon moment sur cette île. La vie du GR est paisible. Entre deux ralliements d'étape, les repos bien mérités, les siestes au soleil, le calme, le contact permanent avec une nature préservée, le plein d'eau et de bois pour le feu et même les brins de toilette dans l'eau glacée sont autant de plaisirs simples, fort requiquants. C'est bon de prendre le temps de vivre.

 Les gardiens étant maintenant tous redescendus je profite de nuits reposantes. Par contre les victuailles s'amoindrissent et je dois redescendre dans la vallée pour faire du stock. J'en profite pour prendre une bonne douche (chaude !) et avaler quelques Pietra. J'emprunte le pittoresque petit train jusqu'à Corte, charmante petite citée perchée sur sa falaise pour une journée de repos et de ravitaillement.

Je retrouve ensuite mes marques, sous un ciel menaçant, dans ces paysages montagnards où j'ai pris l'habitude d'évoluer, et essuie quelques pluies. Je suis en pleine forme et marche à vive allure, ne sentant plus le poids de mon sac qui fait maintenant partie intégrante du randonneur quotidien que je suis. J'enchaîne les étapes avec rapidité. Marcher est devenue une vraie drogue : toujours plus vite avec moins de pauses. Par un jour dégagé j'ai la récompense d'apercevoir la mer de chaque côté de moi, c'est grisant. J'ai la patate et me sens vraiment dans mon élément. Aux aiguilles de Bavela je choisis la variante alpine (quelques morceaux d'escalade) : je me régale. Enveloppé d'un fin brouillard et entouré de l'ombre sinueuse des falaises, l'atmosphère est magique.

 La dernière étape qui mène à Conca est un peu spéciale. Une roche à la belle couleur rouge-terre et aux formes très fuselées précède le maquis corse. On se croirait dans un de ces grands parcs des Etats-Unis. Ca fait drôlement bizarre d'en avoir terminé avec cette aventure : 14 jours se sont écoulés, 200 km parcourus et près de 12 000 m de dénivelée positive. Le soir on dormira à la belle étoile sur la plage avec Marco et Bruno, tandem de choc rencontré sur le chemin, mais avant tout on se doit de fêter ça dignement au bistrot !

Je passerais ensuite les derniers jours qu'il me reste en amoureux avec ma chérie qui me fait la surprise de venir me rejoindre malgré ses cours. Ensemble nous profitons de la remarquable baie de Santa Julia, si paisible en cette saison et de Bonifaccio, sa vieille ville, ses falaises et son "grain de sable" avant de rejoindre le continent, des étoiles plein la tête.

Mémorable !


 

 

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       ♦   INTERAIL - Juillet 2005 (par Victorien)

C'est un de ces voyages qui se décident à l'arrache quand deux potes, qui sillonnent l'Europe depuis deux semaines, t'appellent pour te mettre dans l'ambiance. Une envie irrésistible de les rejoindre te titille. Tu fais le point sur ce qui te retient : ton stage de fin d'étude qui s'achève dans 10 jours, de faibles finances. Et puis tant pis c'est parti. Passage à la gare pour l'achat du billet pass Interail et appel aux copains : rendez-vous est pris dans deux jours à Budapest.

Le pouce tendu, c'est le départ direction la frontière Suisse, ligne symbolique à partir de laquelle la validité de mon billet commence. A partir de là c'est une sorte de TER qui m'escorte jusqu'à Zürick, changement pour le compartiment d'un train de nuit. Micro-sommeil en position assise, top confort ! Au matin, arrivée dans la capitale hongroise où je retrouve les deus cocos et leurs gros sacs à dos.

Praha by nightLocations de vélos pour sillonner la ville et ses grands parcs sauvages, petites pauses Poker et Wist, passage aux Turkish Bath avant de retrouver la chambre "Bob Marley" de notre Guest House. Le lendemain, 7H de "tuf tuf" sont occupées à jouer aux cartes en attendant de rallier Praha. Pour moi c'est mla redécouverte de lieux que j'ai découvert couverts de neige un an et demi plus tôt. Pragues : ses ruelles, sa foule de touristes de tous les horizons, son château sur la colline, le pont Charles et ses statues enjambant la Vltava, le quartier juif, son cimetierre et ses synagogues, les immeubles aux belles façades colorées, Ginger et Fred, ses sympathiques restaurants et ses bistrots bruyants où les pintes de bières s'échangent contre quelques modiques cents.  

Etape suivante, Berlin laSur le toit du parlement magnifique. Contrairement à notre capitale, Berlin s'étend et prends ses aises : au gré des arrêts de métro, de grands espacesCheck Point Charlie, toujours changeants,chaque quartier ayant son caractère propre, s'offrent à nous. Nous sillonons pèle-mèle les quartiers historiques aux immeubles et édifices cossus, le quartier d'affaire, lesplaces vivantes et populaires, le squat Kopi et ses délirantes créations, le quartier rouge, les ruines du Berlin's wall et son chek point Charlie, quelques bars, la guest house paumée en banlieue... Au centre de cette vivante cité le grand parc zoologique devient vite notre repère : parties de carte, parcs, vodka, canal...

Le train de nuit que nous prenons ensuite nous mènera à Amsterdam, dernière étape de ce voyage avant le retour. On discute un peu en anglais avec d'autres voyageurs, on rigole et on joue aux cartes. Je vais ensuite me pieuter dans la wagon restaurant et me fais réveiller à coups de pompes vers les 6hoo du matin avant le service du petit dèj'. 7h00 : changement à bruxelle. C'est sous un ciel maussade, chargé de nuage gris que nous arpentons que bnous débarquons dans la matinée. Entre deux pauses 'coffee' inopinéé, nous arpentons la ville, longeant ses milles canaux et croisant sur les quais une multitude de vélos de tous genres. 

Ces quelques jours imprévus d'errance et de ballotage, effectués à l'allure des trains de nuit, des parcs, des apéros et des guesthouse, furent donc vécus comme une brève évasion, prendre le temps et profiter simplement de la vie et des potes, sans prise de tête et juste pour le plaisir.

Façades colorées sur les berges d'Amsterdam

 





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    ♦  PRAGUE et VIENNE : Nouvel An - Décembre / Janvier 2006/7 (par Cécilia et Victorien)

Une simple question : "Si on trouve une voiture ça te dirais d'aller passer le nouvel an à l'Est ?"

Et c'est ainsi que nous décidons de prendre la route pour Prague. Après un stop en Lorraine, à la ferme familiale de l'ami Ben, nous passons la frontière en direction de l'Est. L'arrivée se fait sous une avalanche de neige nous obligeant à maintenir un 40 km/h sur l'autoroute tandis que les poids lourds nous doublent vaillamment. Nous ne nous sentons plus de joie en pénétrant Prague de nuit avec les rues enneigées... Mais le réveil est beaucoup moins romantique puisque toute cette belle neige s'est transformée en une magnifique soupe brune.

On ne se démonte pas pour autant et nous voilà partis pour visiter cette belle cité ! En trois jours, on s'éclate bien et on marche toute la journée pour essayer de tout voir. On profite du charme des agréables ruelles. On visite quelques églises, dont une dans laquelle on grimpe jusqu'au sommet d'une de ses petites tours (très courant sur les églises pragoises). La ville est bien belle vue de là-haut. Sur le pont Charles, perdu au milieu de tous les touristes (qui semblent s'être tous donné rendez-vous à cet endroit précis !), on fait semblant de parler un langage étranger car on en a marre d'entendre parler français autour de nous après avoir fait tout ces kilomètres ! On n'échappe pas à l'incontournable visite du château. Mais c'est sûr que ça vaut le coup ! Juste à côté, sur la colline, se trouve un très chouette parc. On est encore en plein dans la ville et pourtant on se croirait à la campagne. C'est super chouette ! Dans les resto on essaye la cuisine locale... mais pas très longtemps ! Désolés, mais on ne sera pas de grands fans de la cuisine tchèque. Par contre, on se rattrape sur la bière !

Le nouvel an approche et on décide de quitter la ville pour aller fêter le passage en 2007 à Vienne. On ne danse pas la valse, mais ça peut être sympa quand même... Nous voilà donc repartis sur les routes. A l'arrivée, petite déception : l'auberge de jeunesse n'est pas mixte ! Tant pis, on fera chambre à part pour un soir. La fête en ville est très sympa. Il existe là-bas un concept extra : au premier verre que l'on boit dans une des nombreuses petites barraques installées pour l'évènement on achète son breuvage et un mug dans lequel on est servi. Au prochain coup, on n'a plus qu'à tendre son mug pour le faire remplir ! Ce qui fait que les gens se baladent tous avec la chope à la main ! Et ça fait un souvenir plutôt pratique ! Près de l'hotel de ville est redifusé un grand concert de musique classique. On en profite un peu, puis on continu le trajet étudié spécialement pour la fête à travers la ville. On passe ainsi d'une ambiance à une autre : musique cubaine par ici, chanteur de variétés par là, pétards de tous les côtés là-bas, etc. Enfin, l'heure tant attendue approche... Et là, ça ne se passe pas comme chez nous. Aux douze coups de minuit, c'est le grand feu d'artifice... mais complètement à l'arrache ! C'est-à-dire que des feux sont lancés anarchiquement de partout en même temps. Le résultat est spectaculaire : ça explose de tous les côtés ! C'est super ! On a juste un peu peur de s'en prendre un sur le pif... Mais bon, tout est bien qui finit bien et nous rentrons heureux, mais fatigués, passer notre première nuit dans l'auberge "coincée".

Le retour en voiture étant assez long, nous passons une dernière nuit dans la voiture. Glaglagla... Pour finalement revenir en France, la tête pleine de suvenirs et nouvelles impressions.

A refaire...

 


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♦  QUEBEC - Juillet 2005 (par Cécilia)

Ce voyage compte beaucoup pour moi car c'était la première fois que j'allais voyager à l'étranger sans mes parents, et les premières fois laissent toujours des souvenirs inoubliables.


Après notre aterrissage à Montréal, dans la chaleur étouffante de l'été, nous avons commencé ce voyage "sac à dos" en rejoignant Québec grâce au système de covoiturage, largement développé au Québec. Le terrible accent de notre ocnductrice nous a tenu en haleine tout le long du trajet, sur fond de chansons de Linda Lemay.


Les quelques jours que nous devions passer à Québec se sont petit à petit prolongés car nous attendions un colis important : mon permis de conduire. En voyageuses débutantes, nous avions cru que le car serait le moyen de transport le plus approprié. Sur place, nous nous sommes rapidement rendues compte qu'une voiture serait bien plus pratique pour visiter ces grandes contrées et que la location était moins chère que prévue. A notre insu, nous avons donc bien profité de cette agréable (et européenne) ville : le château Frontenanc, la connexion Internet dans une église, la boutique "La carotte joyeuse", les sex-shops aux vendeuses charmantes,...

Nous prenons finalement la route pour descendre le long du fleuve Saint-Laurent, dont les rives s'éloignent tellement l'une de l'autre, qu'on ne sait jamais vraiment si on a à faire à un fleuve ou à l'océan. Nous traversons de somptueux paysages. Nous nous offrons même un survol en hydravion. Ce jour-là, ça "brossait" donc on n'a pas fait les malignes très longtemps.

Enorme souvenir : le camping au bord du lac Saint-Jean. On accède à son emplacement uniquement à pied ou à vélo. Et l'emplacement ne correspond en réalité qu'à un bout de sable de plage rouge au bord du lac. Le soir, avec la lumière des feux de camp au bord de l'eau et les étoiles par millions au-dessus de nos têtes, on peut dire que l'ambiance était au rendez-vous !


Nous avons ensuite traversé le fleuve Saint-Laurent pour rejoindre la Gaspésie. La nature change, les grandes forêts diminuent de plus en plus en remontant vers le Nord. Nous profitons de ce décor avec une superbe rando d'une journée : le tour du Mont Albert. Joan ne se sentant plus de joie ne retient pas son élan et se foule la cheville pour la Xième fois. Nous découvrons ainsi les soins hospitaliers québécois et abandonnons le camping pour découvrir le confort des B&B. Le pti dèj aux pancakes maison nous fait succomber : c'est sûr on reviendra !



De retour à Montréal, Chloé et moi abandonnons notre éclopée préférée pour visiter la ville et en particulier le biodôme : "zoo" présentant la faune et la flore de divers univers. Avant de quitter ce très agréable "pays", nous nous offrons un délicieux resto clôturé de shutters de chocolat ! Mmmmhh !



Trois semaines de découvertes, trois semaines de vadrouillages, bref trois semaines de pur plaisir !

Merci les copines !





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    ♦  AUSTRALIE - Juillet 1999 (par Cécilia)

Encore un immense merci à mes parents, qui nous ont permis, mon frère, ma soeur et moi, de voyager pendant plusieurs semaines de l'autre côté de la planète.

Après notre arrivée, nous troquons l'imposant Airbus contre un ptit coucou à 10 places qui nous emmène sur Kangaroo Island. Des 2 jours passés sur cette île, je retiens son côté sauvage, les rencontres avec les petits kangourous (pas plus de 1 mètre de haut) et les rochers rouges aux formes sculptées par le temps et la mer.

De retour à Adelaïde, nous découvrons notre nouvelle maison pour les 2 semaines à venir : un superbe camping-car, futur fidèle compagnon de route. Et c'est parti pour la longue traversée du pays, du Sud vers le Nord. Petit à petit, nous quittons la civilisation et le froid pour pénétrer le fameux "bush" australien. La vie sur la route nous donne une agréable sensation de liberté... sauf dans le choix des stations essence : une tous les 500 km environ ! Et un jour comme les autres au milieu de ce désert, des formes allongées commencent à se dévoiler à l'horizon. En se rapprochant, nous découvrons, à la lumière du soleil couchant, la magnifique masse rocheuse appelée Uluru par les aborigènes et Ayer Rocks par les autres. Pas la peine pour moi de vous décrire ce lieu, les livres, sites Internet et autres compilations de photos vous l'ont sûrement déjà présenté avant moi. Malgré tout, le voir de ses propres yeux c'est quand même autre chose ! En continuant notre périple routier nous abordons une zone plus tropicale en se rapprochant de Darwin. Une chouette balade en barque nous permet de pénétrer à l'intérieur d'un canyon sauvage où l'on cotoie quelques crocodiles et où l'on s'attendrait presque à voir débarquer Indiana Jones et sa bande de copains aventuriers.

Nous laissons derrière nous notre pote le camping-car, le désert et les heures tranquiles où l'on ne fait que rouler, pour rejoindre Cairns par avion. Cairns, c'est la "capitale" de la Grande Barrière de Corail. Malheureusement pour nous, le soleil semble être lui aussi en vacances ! Tant pis pour la mer bleu turquoise, ça sera pour une autre fois ?!

Dernière étape de notre périple : découvert de Sydney, ville moderne, agréable et branchée. Nous apprécions les bras de mer qui pénètrent dans la cité australienne et passons faire un petit coucou au célèbre opéra avant de repartir pour la France, la tête pleine de souvenirs !!!





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Contact : lesptitsvadrouillards@gmail.com

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