Dernier billet

Nouvelle-Zélande 1/2

Arrivee a Auckland Mouette Rangitotienne Après 14 longues et fatiguantes heures de vol au-dessus de l'Océan Pacifique, nous débarquons de l'autre côté de la Terre, sur l'île nord de la Nouvelle-Zelande, à Auckland. Première surprise : on s'aperçoit vite que l'on a perdu un jour en passant la ligne virtuelle de changement de date, quelque part au-dessus du Pacifique. C'est rigolo ! Surtout que l'on avait vraiment zappé ce petit détail pratique. Du coup, ça nous fait un jour de moins au programme, tant pis ! Dès notre arrivée nous découvrons avec plaisir partout alentour, de verts paysages ressemblants assez à nos campagnes françaises. Bien éclatés par le voyage, nous arpentons lentement le centre-ville, peuplé de jolies tours designs peu hautes par rapport à celles d'Amérique du nord. L'ambiance est un peu humide et les avancées-parapluies présentent au-dessus de la plupart des trottoirs du centre se révèlent vite bien pratiques et prouvent bien que la pluie est une habituée de la région. Avant de nous mettre en route on passe une journée sur Rangitoto Island, petite île-volcan au large de la ville, histoire de remettre en route nos muscles engourdis. Uniquement parcourue par quelques chemins, cette île totalement vierge est couverte d'une forêt dense. On en fait le tour, usant nos pieds sur la roche volcanique, on passe par de sombres grottes puis on atteint le somment (en fait le cratère !), d'où l'on a une jolie vue sur la ville, sa baie et ses grattes-ciel.

Sur la route avec Titine

Une vie de backpackerVegetation made in NZOn récupère ensuite notre voiture de location chez Jucy Rentals. C'est une Nissan "Bluebird" (jamais entendu parler avant !), de couleur "Gold" (ça c'est selon le descriptif, sinon nous on pencherait plutôt pour "indéfinissable") et 270 000 km au compteur (!!), que l'on a dégottée pour une bouchée de pain et que l'on aime déjà. A l'intérieur on retrouve une, maintenant familière, boite automatique et un volant à droite ! Eh oui, ne pas oublier qu'ici, comme en Angleterre, on roule à gauche. Au début c'est pas évident, pourtant on s'y fait vite, alors gare aux vieux réflexes. On met donc les voiles vers le sud, espérant que la vieille titine tiendra la route jusqu'à Wellington, où nous prendrons un ferry pour passer sur l'île du sud. Notre voyage sans escale nous fait découvrir, sous le soleil, de sympathiques campagnes vallonnées a  ux vertes prairies parsemées de milliers de boules blanches (des moutons !) et de vaches, des collines abruptes, des arbres et des forêts. Bref, une superbe nature à l'état brut. Au passage, on entrevoit aussi les monts du Tongariro National Park, dont le fabuleux Mont Ngauruhoe, que nous arpenterons de plus près à notre retour. La route principale est équivalente à une départementale de chez nous. Les déplacements ne se comptent donc pas en kilomètres mais en heures. La traversée en bateau jusqu'à Picton, sur une mer bleue turquoise, et l'arrivée au milieu de nombreuses îles parsemées sont grandioses. On est vraiment heureux d'être là !

Vue quotidienne sur le Abel Tasman Track Pour débuter les festivités en douceur, on pénètre le parc national d'Abel Tasman, dans la région de Nelson, à l'extrémité nord-ouest. On quitte Marahau, petit village de bout du monde, pour arpenter, durant 3 jours de trek en autonomie sur le Coast Track, 40 km de ses côtes ciselées et torturées. Certains passages ne se font d'ailleurs qu'à marée basse ! On évolue, tantôt dans une luxuriante forêt aux palmiers, fougères géantes, lianes et oiseaux colorés, tantôt dans de sauvages plages de rêves. Le pied ! Si ce n'est la température de l'eau qui ne nous permet pas de profiter jusqu'au bout de ces décors paradisiaques de carte postale. Eau turquoise, lagunes, criques et baies bordées de forêt se succèdent, loin de toute civilisation, tandis que des kayakistes longent la côte. Les journées sous le soleil sont  longues (de 6h à 21h) et les nuits sous tente, en camping rustique, bien agréables. Un soir on dort à Bark Bay, bande de sable-presqu'île, habitée par une famille de canards, que la marée vient emprisonner. Comme il n'y a pas de route dans ces contrées reculées on retourne à notre point de départ en water-taxi. C'est marrant ! Au passage on en profite pour s'arrêter admirer une colonie de loups de mer, à l'étrange physionomie, qui squatte Tonga Island, un îlot miniature.

Foret et mer sur Abel Tasman Track


Pepouze en haut d'Avalanche Peak On pousse ensuite notre chemin jusqu'à Arthur's Pass Village, minuscule hameau de quelques maisons, fréquenté par plusieurs kea (d'étranges perroquets montagnards au dessous des ailes rouge), situé au début d'une longue chaine de montagnes et point de départ d'Avalanche Peak. On s'éclate sur cette très raide randonnée à la journée (1100 m de dénivelé sur seulement 4 km) comportant un semblant d'escalade et encore un peu de neige. Pour certains ce serait même la rando à la journée la plus belle de Nouvelle-Zelande, rien que ça ! Bon, en restant un peu plus raisonnable, disons simplement que cette ballade est très chouette. De là-haut, superbe vue panoramique sur les sommets enneigés et les glaciers du Mont Rolleston. La classe !

Passage de col 1, Cass-Lagoon Track Après ces quelques foulées d'échauffement, direction le sud du parc dans la Craigieburn Forest, pour user nos savates sur un trek plutôt rude appelé Cass-Lagoon Track. Deux éléments font de ce trek une rando difficile. Il y a tout d'abord la rivière, dont on suit le lit en naviguant d'une rive à l'autre (eau glaciale en prime !) pendant une bonne partie du temps. Il s'agit en fait d'un vrai champ de mine rocailleux qui ralentit notre progression et nous "casse" littéralement les pieds. Viennent ensuite ces longues heures de marche dans la forêt, sans visibilité. C'est un peu frustrant et dur-dur de trouver la motivation d'avancer sans jolis paysages pour nous occuper. Heureusement que les 2 passages de cols nous ont permis d'admirer rapidement de beaux sommets alentours. Dommage que ces moments au champ de vision ouvert n'aient pas été plus nombreux.On est donc bien content de venir à bout de ces 2 journées de marches et de rallier la route SH73, le pouce (gauche !) tendu, pour rejoindre notre "carrosse". Nous retirons tout de même du positif de tout ça. Passage de col 2, Cass-Lagoon TrackD'abord un bon entraînement pour la suite. Ensuite, la nuit en refuge dans la chouette Hamilton Hut aux grandes fenêtres et à la cheminée de pierre, bien plus luxueux que les autres cabanes-abris croisées en chemin. On partage les lieux avec une québécoise en vadrouille à durée indéterminée qui nous fait réviser les pays du monde et leurs capitales (et y'a du boulot !). Cette expérience nous fait aussi regarder de plus près le prochain trek que l'on s'était fixé. Promettant d'être dans la même veine que le précédant mais en encore plus long et dur, on décide raisonnablement de changer de programme. 

Eau azur au lac Tekapo

On remplace donc le Wilking Young Valley Track par une destination plus montagnarde : Mount Cook Village. Idéalement situé, ce bled est une véritable porte sur les glaciers du Aoraki Mt Cook National Park, permettant de rallier en quelques heures de marche seulement les somptueux décors de haute montagne des Southern Alps. On accède ainsi en 2h30 à la Mueller Hut, postée à 1100 m au-dessus du village. Comme par magie, au rythme de notre progression, la masse Les pieds dans la neige, direction Mueller Hutsombre et menaçante accrochée à notre objectif s'efface peu à peu pour laisser place à un magnifique ciel bleu immaculé. On profite à fond de cette fenêtre de beau temps inespérée. Le dernier tiers de l'ascension se fait sur de grandes pentes blanches, les pieds dans la neige. Comme à chaque fois, on rigole en repensant aux conseils idiots des gens du DOC (Departement Of Conservatory) qui gèrent l'accès aux parcs et aux treks. En fait ils sont un peu "américains" sur les bords eux aussi. Pour éviter le moindre accident éventuel on dirait que leur travail est de dégoûter les gens de la montagne et la randonnée en incitant fortement à l'achat de cartes topographiques (que bien souvent les gens ne savent pas lire) y compris pour des ballades balisées à la journée, en déclarant les chemins impraticables et l'usage de crampons obligatoire dès le moindre flocon. On trouve ça dommage.

Les prévisions météo du lendemain étant dégueulasses (pluie et vents forts), on a la surprise de passer la nuit seuls au refuge. Grande baraque perdue au milieu des montagnes, elle est loin de l'ambiance de nos chalets alpins. De là-haut, l'ambiance est là !!! Nous faisons face à l'incroyable Mount Cook, point culminant du pays e '113eme cafe avant de partir' qui fut un sérieux entraînement pour Sir Edmund Hillary (l'un des ouvreurs de l'Everest). Autour de nous se dressent aussi d'autres monts et d'imposants glaciers qui craquent et s'effondrent dans de terribles bruits. Au réveil, l'environnement est blanc et la nature semble se déchaîner autour de nous. Les fortes bourrasques font trembler les murs. Bien entendu, avec la pluie et la neige, on est vite trempés mais la redescente va tellement vite que l'on n'a même pas le temps de souffrir de ces conditions extrêmes. On a tout de même bien mérité la douche chaude que l'on va squatter dans une auberge du village.

Aoriki - Mount Cook

Une fleur (t'es contente Cec) Le vent nous porte ensuite jusqu'à Queenstown, charmante petite ville au bord du lac Wakatipu et entourée de montagnes. Beaucoup de végétation, de parcs, de fleurs, d'arbres, de plages et une jolie architecture. On profite de son calme et sa sympathique ambiance pour prendre quelques jours de repos. Ça fait vraiment du bien de buller dans le jacuzzi, de porter des vêtements propres ou encore de glander devant la télé sans solliciter nos membres inférieurs. L'atmosphère de cette petite agglomération est calme et décontractée.



Repos bien merite Ici comme dans tout le pays, impossible de ne pas remarquer toutes les activités de l'extrême pour jeunes en quête de sensations fortes : films de présentation tournant en boucle dans les auberges et les magasins, maxi pub à l'ambiance "surfer" couvrant les murs, nombre impressionnants de boutiques,... Chute libre, saut à l'élastique, rando sur glacier, canyoning, course de bateau, tout y est ! Les populations "enjoy" comme on aime à les appeler (à savoir Américains, Anglais, Canadiens, Australiens et NZ) sont particulièrement friands de ces expéditions de groupe organisées. Le savoir-faire marketing et commercial des agences n'est pas pour rien dans le succès de ce lucratif commerce. Ils savent faire rêver pour recruter et ensuite refourguer tout un tas de gadget "indispensables" (sweats, photos, vidéo...) pour une petite fortune. Nombreux sont alors les t-shirts arborant un fier "I did it" en déambulation dans les rues. C'est marrant ces petites différences culturelles. Pour notre part on pense qu'un tel business ne pourrait pas fonctionner chez nous. En effet, les frenchies n'aiment pas trop qu'on leur force la main pour des tours pré-mâchés à prix d'or.

La ville de la reine (Queenstown pour les intimes)

Bref, en tous les cas on passe ici un agréable et idéal moment de détente avant de partir à l'assaut du Kepler Track dans les fameux Fjordlands.

Contact : lesptitsvadrouillards@gmail.com

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