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Indonésie : Bali et Lombok

Offrandes hindous (Bali) Après l'Amérique et l'Océanie nous entamons la découverte d'un nouvel univers : l'Asie. A l'atterrissage, nous retrouvons cette sensation d'excitation qui nous est maintenant plus familière et qui est celle de l'inconnu et de la découverte d'un nouveau coin du monde. Mais pas le temps de s'étendre sur ces sentiments angoissants et euphorisants, l'organisation reprend le dessus : récupérer nos gros sacs, tirer de l'argent (nouvelle devise : roupies indonésiennes), trouver un transport, dégoter un hébergement et ensuite seulement on peut souffler et prendre réellement conscience de notre nouvel environnement.
 
La foule se presse au temple de Tanah LotNous voila donc à Kuta, au sud de Bali, une des 17502 îles de l'archipel indonésien. Ce coin est très touristique. C'est en effet le point de chute des nombreux surfeurs australiens qui viennent ici tâter de belles vagues à moindre coût. On découvre petit à petit les charmes balinais : les offrandes déposées tous les matins aux quatre vents, la cuisine savoureuse, les magnifiques paysages de rizières, les beaux temples hindous perdus dans la végétation et les somptueux couchers de soleil sur l'océan. Mais toute médaille ayant son revers, on se désole devant la saleté de la célèbre plage de Kuta et l'acharnement souvent irrespectueux des commerçants. 
 
Coucher de soleil sur le temple d'UluwatuNotre guide nous avait prévenu : les transports en commun sont le point noir de Bali. Nous partons donc en exploration avec un transport certes individuel, mais 100% local : le scooter ! Preuve que cette île n'est pas si pauvre, ici tout le monde en possède un, les gosses de 10 ans qui se rendent à l'école, les jeunes allant travailler et les paysans rejoignant leurs rizières. Mis à part la plage et les nombreuses boutiques, l'intérêt de Kuta est vite limité. Notre "cepeda-motor" nous permet ainsi de rejoindre des coins plus attrayants. A Jimbaran nous nous offrons un festin de poisson et fruits de mer, cuits sur d'énormes barbecues utilisant comme combustible des écorces de noix de cocoTemple hindou au coeur de la Monkey Forest . Servi dans une feuille de bananier sur la plage c'est vraiment la classe ! A Uluwatu nous admirons les surfeurs chevronnés qui se battent sans relâche pour un instant de grâce en suspension sur le haut de la vague. Chapeau ! Nous faisons également connaissance avec les singes habitant le temple perché en-haut des falaises. A l'ouest de Seminyak nous restons sans voix devant les paysages verdoyants des rizières à la lumière de fin de journée. A Tanah Lot, nous voila au milieu de centaines de touristes dont une grosse proportion de pèlerins locaux. Mais le lieu vaut bien le détour ! Un petit temple en-haut d'une falaise percée rappelant Etretat, les surfeurs locaux s'éclatant dans les rouleaux à ses pieds. Des jardins paisibles à la pelouse bien verte et le fameux temple sur son bout de caillou, sacrément joli surtout avec le soleil se couchant une fois de plus sur la mer au loin. On rappelle qu'ici les couchers de soleil sont vraiment de toute beauté. 

Paysage de rizieres (Bali)

Cec au fameux warung Babi Gulung d'Ubud Seconde étape balinaise, Ubud dans le centre de l'île. L'endroit, nettement plus calme et authentique que Kuta, bien  que très touristique, nous plaît beaucoup. Bon point de chute permettant de rayonner facilement alentour, nous y restons une semaine. Au village de Tampaksiring l'eau jaillit depuis la source de Tirta Empul. Victor se joint aux nombreux pèlerins pour profiter des bienfaits curatifs de cette eau sacrée. On se retrouve ensuite bloqués dans un "warung" (petite gargote locale) par les pluies torrentielles de la mousson. A Bedulu nous allons voir l'étonnante fresque en bas relief de  Yeh Tupu. Pour une fois ce ne sont pas des divinités religieuses mais de simples scènes de la vie quotidienne qui sont repr Vendeuse de sarongs au marché d'Ubud sentées. Et pas un seul "gringo" dans ce site isolé au coeur des rizières. La région autour du village de Sidemen, avec davantage de relief, est parait-il l'une des plus belle de l'île. Effectivement, rien à redire. Les rizières étagées de Tegallalang entrent tout de même en concurrence mais, ne cherchant pas à nommer de numéro un, nous profitons pleinement de tous ces panoramas éblouissants. Un matin nous partons de bonne heure afin d'échapper aux pluies quotidiennes et rejoindre, au nord, les abords du lac Batur, encadré par les volcans Batur, Abang et Agung. Joli paysage de crêtes montagneuses se refltant dans les eaux du lac. Sur la route du retour nous nous arrêtons au temple Gunung Kawi à Tampaksiring. Ici se trouve 9 mausolées taillés à même la roche. Mais c'est surtout le cadre qui vaut le coup d'oeil. Dans les rues d'un petit village (region d'Ubud)On se trouve au fond d'une dépression, le long d'un rivière, envahie par la végétation tropicale. On reste tout de même plus sensible à la beauté des lieux qu'à la portée religieuse des différents sites que nous avons visités. En effet l'originalité des temples hindous nous plaît bien : ensembles de bâtiments, structures et petites allées déposés ça et là, au travers desquels on chemine, toujours dans un cadre naturel très agréable. A Ubud  nous n'échappons pas à l'incontournable visite de la Monkey Forest qui, comme son nom l'indique est une très belle forêt peuplée de centaines de macaques grouillant autour des visiteurs car friands des bananes qu'ils leur apportent. Ils ont beau être petits et mignons, on fait moins les malins en voyant apparaître leurs canines aiguisées ! 
 
Terrasses de rizieres a TegallalangDepuis le début nous voyons de très belles rizières un peu partout et du riz dans toutes les assiettes mais le lien n'est pas évident pour nous. Et vous ? Avez-vous une idée de comment pousse le riz ? Pour tous ceux ayant répondu "non" nous endossons nos tenues d'envoyés spéciaux pour en savoir un peu plus. Première étape : semer le riz dans une parcelle. Pour cela, rien de plus simple, on y jette tout simplement les grains de riz par poignées. Ils se mettent ensuite à germer et donnent naissance à de petites tiges vertes faisant comme un pelouse épaisse. Semées de manière totalement désordonnée, les tiges poussent anarchiquement les unes contre les autres. Vient alors la seconde étape : déplanter les-dites tiges pour ensuite les replanter une à une à la main dans des parcelles en eau en leur donnant l'espace vitale nécessaire à une bonne croissance. Bien aérées les unes des autres elles vont maintenant pouvoir pousser totalement jusqu'à une longueur d'environ 80 cm. Les grains de riz font alors leur apparition par grappes au bout des tiges. Troisième étTravaux de repiquage en rizieresape : on les cueille puis on les frappe énergiquement pour faire sortir les grains de riz de leurs cosses (seule étape pouvant être effectuée par machine). Pour finir on fait sécher les grains étalés au soleil. On est aussi très impressionnés par la complexité du système d'irrigation et des murs de soutènement des parcelles. Un vrai travail d'orfèvre ! Autrefois, le riz balinais fournissait 2 récoltes annuelles. Mais il a été remplacé par une nouvelle variété, moins bonne malheureusement, mais permettant 3 récoltes par an. Ceci est loin d'être négligeable lorsque l'on sait que toute la production est consommée sur place... et que cela reste insuffisant, obligeant les balinais à importer.  

Brume sur le lac Batur (Bali)

Spectacle de danses traditionnelles au Water Palace d'UbudLa renommée d'Ubud tient certes à sa situation centrale idéale, mais surtout à son atmosphère artistique. Les villages alentour regorgent d'artisans, sculpture et peinture sur bois essentiellement, et de peintres exposant leurs créations sur les trottoirs. Le soir, la ville se transforme et vibre au rythme des nombreux spectacles traditionnels se déroulant dans d'anciens palais et temples. Chaque soir on a ainsi le choix entre 6 à 10 représentations ! Bref, impossible d'y échapper. Le premier spectacle que nous allons voir est un "kecak fire". Dans un temple hindou de la ville, éclairé à la bougie (pour cause de coupure de courant... on ne s'en plaint pas), on assiste à la mise en scène d'un conte traditionnel sous forme de danse théâtrale. Pour tout accompagnement musical se trouve un choeur d'une centaine d'hommes, rythmant l'histoire et accompagnant les danseurs de claquements de langues et de sons gutturaux. C'est très impressionnant ! Tout comme le final de "trance dance" où un illuminé en transe (?) éteint un grand feu avec ses pieds ! L'autre spectFresque en bas-relief de Yeh Puluacle auquel nous assistons, au magique "Ubud Water Palace", présente 6 scènes de danses. On en retient surtout une maîtrise du corps totale et absolument impressionnante, des jeux de mains et de regards ayant une place importante dans la danse balinaise et des somptueux costumes et coiffes tout en dorures et soies. Par contre, la musique traditionnelle (gamelan) consistant à frapper des lamelles métalliques ne nous conquiert pas franchement. On a connu plus mélodieux ! Nous passons notre dernière soirée à Ubud dans un tout autre style en allant déguster de délicieuses pizzas (ça nous change du riz) avec nos voisins, Eloise et son fils Oscar (merci pour ton dessin !). Très sympa.
 
Rizieres étagées (Bali) On met ensuite le cap à l'est. Encore un fois nous traversons de magnifiques paysages verdoyants. Autour de nous ce ne sont que rizières gorgées d'eau, cocotiers à la gracieuse silhouette, bananiers et vie en continu. Nous arrivons ainsi à Amed, village de pêcheurs très largement reconverti vers le tourisme. Le village consiste en réalité en une unique route longeant la cote et alternant restos, hôtels, centres de plongée. Étant en basse saison, les lieux sont quasiment déserts et les commerçants se "jettent" donc sur nous et nous harcèlent pour nous vendre quelque chose, venant même jusque dans notre chambre pour nous proposer un transport. Bref, l'ambiance ne nous plaît pas particulièrement et les relations avec les locaux semblent ici difficiles, nettement pourries par le tourisme. Dommage. On profite malgré tout de la jolie plage, des beaux "prahPrahu, bateau de pecheur a Amedus" (bateaux traditionnels de pêcheurs avec double balancier en bambou) et des fonds marins. En effet, outre le snorkelling (masque et tuba), nous nous offrons un extra avec une initiation plongée (merci Père Noël !). Malheureusement, l'expérience se révèle un échec pour Cécilia qui ne se sent point du tout comme un poisson dans l'eau. La visibilité nulle lors de la plongée d'essai n'améliore pas vraiment les choses. Victor lui s'est découvert un nouvelle passion ! A Tulamben il part ainsi à l'exploration de l'USS Liberty, épave échouée à une dizaine de mètres de la côte et envahie par les coraux et les poissons. Pour finir, nous (surtout Cécilia) tombons malade après avoir mangé du poisson pas frais. Le comble dans un village de pêcheurs ! Malgré ces éléments négatifs nous profitons du coin en découvrant une jolie côte et quelques personnes encore sympathiques malgré l'appât monétaire touristique. En nous rendant dans les terres nous passons un excellent moment au Water Palace de Tirtagangga. Ce lieu est un ancien palais avec un ensemble de bassins tous différents les uns des autres. Dans celui ouvert à la baignade nous nous joignons avec plaisir aux locaux pour de joyeux barbotages. 
 
Water Palace de TirtaggangaAprès quelques jours il nous faut négocier un transport pour tenter de quitter ce bout du monde. Pas facile, mais en ayant le temps, la patience et la volonté on arrive à la somme que l'on s'était fixée (50% du prix d'origine). Eh oui, en entrant en Asie on retrouve les joies du marchandage. Au début, n'étant pas familiers avec la monnaie et le coût réel des choses, ça n'est pas toujours évident. En tâtonnant, on découvre, on apprend, on se trompe, on progresse, mais surtout on se prend vite au jeu. Il faut dire aussi qu'il est vraiment d'usage de tout négocier, surtout pour nous occidentaux à qui les prix de base annoncés sont souvent démesurés. 
  
Operation snorkellingDe mini-bus en barque, en passant par une longue traversée en ferry, nous rallions les îles Gili. Ces 3 atolls coralliens sont situés au nord-ouest de Lombok, une autre île indonésienne. L'absence de véhicule motorisé n'est pas pour rien dans le calme de l'île. Pour se déplacer, marche, vélo ou "cidomos" (adorables carrioles à cheval). La vie au rythme du soleil et des marées convient parfaitement à notre besoin de repos. Au coeur du village de Gili Trawangan notre hébergement, un peu en retrait de l'animation du bord de mer, est un sympathique "homestay" calme et familial. Les deux autres îles sont nettement moins fréquentées, les transformant presque en îles fantômes à cette époque de l'année. Nous faisons un peu de snorkelling autour d'elles. Les coraux sont malheureusement bien abîmés. Il faut dire qu'ils en ont vu de toutes les couleurs entre la pêche à la dynamite, les coups de palmes des plongeurs malhabiles, le réchauffement des eaux dû à El Nino... Mais une légère prise de conscience est apparue, d'ailleurs souvent pour continuer à attirer les touristes, mais c'est déjà ça. Il faut dire que les fonds marins regorgent de vie : des poissons de toutes tailles et couleurs, des étoiles de mer violettes, des "Nemos" et même des tortues ! Victor ayant vraiment pris goût à la plongée y retourne 2 fois, revenant encore plus ravi qu'à Amed. Ici l'eau est davantage translucide, la visibilité est vraiment top, les poissons plus nombreux et les conditions de plongée très agréables. Victor est seul avec l'instructeur, qui prend son temps et partage l'enthousiasme de notre nouvel ami plongeur.

  Eau turquoise et sable blanc (Ile Gili Trawangan)

Detente et farniente sur les Iles GiliSur place les journées sont essentiellement accèes sur la détente. Que ce soit affalés sur de gros coussins devant un film ou posés sur un "berugak" (petit plancher surélevé avec toit en bambou) en bord de mer, à déguster pizzas au feu de bois ou poissons grillés, le rythme est vraiment très soutenu ! lol A vélo on fait tranquillement le tour de notre île. Dès que l'on s'éloigne un peu de l'animation on se retrouve vite tout seul. Le plus marquant sera de pénétrer au centre de l'île. On a vraiment l'impression de passer à l'envers du décor. Derrière les bars branchés et les bungalows classieux se dévoile un monde "à l'abandon" avec toutes ces maisons défraîchies. C'est toujours intéressant de voir l'arrière plan.

Sur les routes de LombokAprès quelques jours de flemmardise sur ces îles bordées de jolies plages de sable blanc, on rejoint Lombok. Traversée en bateau et petite marche pour contrer la mafia des transports à l'arrivée, bus jusqu'à Mataram et négociations intenses d'un nouveau 2-roues pour le reste de notre séjour. Après quelques soucis on dégote un mini-scooter (rose ! lol) sur lequel on entasse tout notre bardas. Ça devient franchement l'aventure quand la pluie s'y met. Les paysages que l'on aperçoit sont différents de ceux de Bali, plus sauvages et diversifiés. Les rizières côtoient ici les champs de tabac et de clous de girofle. Les gens sont moins nombreux et plus pauvres aussi. Sur les routes les vélos font donc leur apparition et on croise plusieurs carrioles à cheval. A la vue de notre chargement les gens rigolent volontiers. Ni les trombes d'eau ni l'état épouvantable de la chaussée ne nous détourneront de notre but : Tetebatu, village de campagne perdu au bout de la route, au pied du volcan Rinjani. Le coin est vraiment tranquille et très peu fréquenté, ça fait toujours du bien de sortir des sentiers battus. On en apprend un peu plus sur la vie quotidienne des indonésiens (école, travail, niveau de vie, place de la religion, jeunes,...) en discutant avec les membres de notre famille de proprio maîtrisant le mieux l'anglais (c'est pas évident !). On joue aussi aux cartes en buvant des verres de "brem", alcool de riz local ("Non non c'est pas de l'alcool c'est juste pour seréchauffer pendant la mousson", disait le proprio très sérieux LOL).

Vue sur le volcan Rinjani (Lombok)La vie est calme et paisible dans cette campagne rurale. On loge dans un petit bungalow très simple, de style "sasak" (Lombokais), avec étage et toit de chaume. Lors des grandes eaux, bien au chaud dans notre "cocon", on regarde tomber la pluie sur les flancs fertiles du mont Rinjani et on se repose en bouquinant. Étant en terre musulmane, à tout moment de la journée (et aussi de la nuit, grrr !) résonnent les appels à la prière et les chants plaintifs des muezzins des mosquées alentour. Un matin on fait l'effort de se lever tôt pour se rapprocher du volcan. On va faire une petite ballade dans une belle forêt pour atteindre une jolie cascade dans un canyon couvert de végétation. Tetebatu n'est pas vraiment un haut lieu touristique mais il y a malgré tout 3/4 hôtels et autant de petits restos. Mais rapidement on trouve notre nouvelle cantine et on déclare "meilleure cuisinière d'Indonésie" la femme d'Emmy (sympathique proprio du "Salabuse café"). Bref, on est vraiment content de notre séjour au coeur de Lombok.

Rencontre avec les gamins sur la plage de Kuta Dernière étape indonésienne, Kuta (deuxième du nom) à l'extrémité sud de l'île. Et attention, rien à voir avec le Kuta de Bali. Ce village de pêcheur a su conserver son authenticité. L'endroit est tranquille et sympa sans être "mort" et la nature magnifique. La côte est tout simplement su-per-be. A chaque passage sur la plage de Kuta, où patientent de nombreux "prahus" colorés, on est sollicité par des gamins fonçant sur nous par grappes. Certains vendent bracelets ou sarongs, d'autres sont juste curieux. En tous les cas on rigole bien. Pour finir en beauté on décide de s'offrir un hébergement "de luxe" avec climatisation, piscine, salle de bain extérieur, eau chaude, lit king-size avec draps tout doux, le tout dans un grand jardin, vert et aéré. La classe ! Sur les dizaines de kilomètres autour de Kuta nous allons voir de magnifiques plages un peu isolées. Eau limpide et sable blanc, côtes verdoyantes et jolis reliefs. Nous adorons la plage de Mawun. La belle campagne environnante vaut à elle seule le coup de s'égarer dans les parages. C'est vraiment très beau cettecôte torturée qui plonge dans l'eau. On se dit même que c'est peut-être le plus b eau coin que l'on ai vu en Indo, c'est vous dire ! Dans cette campagne on croise aussi de nombreux buffles d'eau se vautrant dans la boue.

Prahus colorés sur la plage de Kuta (Lombok)


Victor retrouve avec plaisir un centre de plongée et décide de passer son premier niveau de certification (Scuba Diver). Même si la partie pratique ne pose pas de réels problèmes, il doit cependant potasser un minimum la "physique" de la plongée pour la partie théorique (pressions, courants, gestes de communication, réactions d'urgence, matériel, etc). C'est intéressant et plaisant d'apprendre de nouvelles choses. Après les ex Ani devant sa boutique de tissus avec sa fille Rini ercices classiques en milieu protégé (pour ne pas dire piscine !), on va enfin plonger dans la baie sur de beaux coraux, sauvages et encore préservés. Pendant ce temps, Cécilia se lie d'amitié avec les vendeuses d'étoffes qui passent leurs journées à guetter le client dans leurs petites échoppes en bambou, et notamment avec Ani, Lisa et Kana. Avec Ani elles mettent au point un petit lexique anglais - indonésien - français pour en apprendre chacune un peu plus sur la langue de l'autre. Ainsi chaque jour elles partagent quelques moments simples et naturels, à discuter, manger des fruits ou simplement regarder le temps s'écouler tranquillement dans ce bout du monde. C'est plaisant de pouvoir être considéré autrement que comme un porte-monnaie.

Une longue étape de transport nous sépare encore de notre prochaine étape : scooter jusqu'à Mataram, taxi jusqu'à l'aéroport d'Ampenan, vol domestique avec Garuda pour rejoindre Jakarta sur Java (avion un peu "old school" avec ses cendriers dans les accoudoirs), vol international direction la Malaisie et enfin taxi pour effectuer les 75km qui nous séparent encore de Kuala Lumpur. Ouf ! A 1h du matin on débarque au Corona Inn Hotel pour de joyeuses retrouvailles bien méritées avec presque toute la petite famille Pascal. Mais ceci est une autre histoire...

 

Félicitations aux courageux lecteurs qui sont arrivés au bout de ce récit. Sur ce coup, on admet que l'on a vraiment été bavards ! Mais pour nous c'est la totale découverte de l'Asie du Sud et nous avons donc plein de choses à raconter...

 

Contact : lesptitsvadrouillards@gmail.com

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