Dernier billet

La Malaisie péninsulaire

Retrouvailles Après une longue journée de transports en tous genre (scooter, vols domestique et international, taxi...) on débarque à Kuala Lumpur, capitale moderne de la Malaisie, pour des retrouvailles nocturnes méritées avec presque toute la petite famille de Céc. A notre arrivée on tire donc du lit Stèph, Catherine et Philippe pour rattraper un peu le temps perdu durant ces 7 mois de séparation.


Petronas Towers a Kuala LumpurLe lendemain nous partons à la visite de Kuala Lumpur, une ville étonnante et intéressante qui s'est énormément développée et a connu un important essor économique ces dernières années. Les buildings et autres bâtiments modernes aux façades impeccables ont donc fleuris et côtoient désormais les immeubles délabrés au béton dégoulinant. Contraste surprenant donnant l'impression que la ville s'est construite un peu au petit bonheur la chance. Difficile pour les piétons de circuler dans ce bazar, entre les passerelles, les escaliers aériens, les grosse artères au trafic incessant et autres passages dérobés. Ensemble on arpente le Lake Garden, grand parc agréable à l'écart du centre. Promenade tranquille au milieu de magnifiques fleurs colorées à l'Orchid Garden, autour du lac, près de la mosquée nationale et même un tour de petit train pour le fun. Le soleil tape fort sous les tropiques. La transition est un peu rude (passage de 0 à 30°C) pour nos nouveaux compagnons de route. Impossible de parler de KL KLCC Park au pied des tours Petronas (Kuala Lumpur) sans évoquer les fameuses tours jumelles érigées par la compagnie pétrolière Petronas. Fierté nationale, culminant à 450m (tout de même), elles sont vraiment superbes. D'un design futuriste évoquant un vaisseau spatiale près au décollage elles restent basées sur un schéma traditionnel islamique. A leurs pieds un parc, un joli lac et un bassin aquatique pour les plus petits. Pour mieux les voir et admirer la ville on prend de la hauteur en grimpant à la plate-forme circulaire de la KL Tower. Malheureusement pour nous une brume nous voile quelque peu le panorama.

Animation nocturne du quartier chinois de Malacca C'est en bus que nous rallions notre première étape, Malacca, ville historique multi-raciale par excellence. En raison des vacances du Nouvel An chinois on a un peu de mal à dégoter un hébergement. On loge finalement dans le quartier chinois en pleine effervescence. Jolies façades colorées, bois sculpté, petites arcades, ambiance fouillie et authentique, échoppes en tous genre, temples en fête débordant d'offrandes, déco en lampions et vie nocturne. La foule de vacanciers (locaux majoritairement) ajoute au charme et à l'animation des rues et commerces. Vraiment top. En parlant de chinois il est intéressant de voir comment fonctionne cette communauté, la plus importante du pays après les malais (30% de la population). Ici comme ailleurs, ils vivent à l'écart des autres ethnies, exclusivement regroupés entre eux. Sans visible effort d'intégration ils ne parlent bien souvent que leur langue, possédent leurs propres écoles, temples et culture. Grâce à leur acharnement au travail et leur savoir-faire commercial incontestable (ouverture à toute heure, on trouve de tout à petit prix, etc), ils détiennent une part importante de l'économie du pays (40%) et semblent totalement indifférents aux conflits raciaux ou culturels.

Eglise hollandaise a Malacca


DRencontre avec le dragon de Malaccae l'autre coté de la rivière c'est l'ancien quartier colonial marqué tour à tour par les Portugais, les Hollandais et les Anglais. On apprécie la Christ Church, très belle église en briques rouges, la Saint Paul Church, vieille église en pierres sans son toit, la reproduction du palais du sultan, superbe édifice réalisé sans aucun clou... et partout déambulent des trishaws, drôles de carrioles tirées par un vélo, complètement kitschs avec leurs décos clinquantes, leurs guirlandes clignotantes et leurs amplis poussés à fond les transformant en discothèques ambulantes. Avec les filles Céc retrouve le plaisir de faire les boutiques. Pour finir, une promenade en bateau sur la rivière nous permet de quitter le centre touristique en remontant jusqu'au coeur de la vieille ville. Cette balade a le mérite de nous présenter Malacca sous un autre angle. C'est d'ailleurs loin d'être un attrape-touristes mais plutôt un plaisir local. Autant dire qu'on est les seuls occidentaux à bord. Le rapport simple et accueillant des gens aux touristes est un des aspects agréable et fort reposant de ce pays (surtout après l'Indo !). Dans cet Etat, solide économiquement et ne vivant pas essentiellement de l'exploitation touristique, on est peu sollicités et les rapports humains ne sont pas déformés. Le tourisme est d'ailleurs local et les occidentaux peu nombreux à arpenter cette destination.

O3h de pirogue pour arriver à l'entrée du Taman Negaran enchaîne ensuite les bus vers le centre du pays pour rejoindre, après pause-étape à Jerantut, la jungle du Taman Negara, premier parc national de Malaisie. Depuis Kuala Tembelling c'est en pirogue à moteur que l'on remonte la rivière jusqu'au village de Kuala Tahan aux portes du parc. Ce voyage est une parfaite introduction à la jungle. Arbres splendides le long des rives, petits villages de pêcheurs, buffles d'eau,... L'atmosphère de ce patelin perdu en pleine forêt est sympathique avec ses "floating restaurants" et son ballet de pirogues. Durant nos deux journées sur place on pénètre un peu dans la forêt en arpentant les premiers sentiers à proximité du village. Ambiance forêt vierge avec toute cette végétation dense et impénétrable. On reste sans voix devant le vacarme incessant de la jungle. On s'interroge sur le niveau de décibel car c'est vraiment impressionnant. Également au programme, des pauses fraîcheur dans la rivière et une balade à sensation sur le "Canopy Walkway", sentier en passerelle suspendu en haut des arbres. Le parcours nous semble un peu court mais vraiment sympa avec des passages atteignant 30 m de haut (ça commence à faire !). Le parc a beau être la plus belle réserve sauvage de la péninsule (tigres, léopards, ours, buffles, éléphants, tapirs,...) on ne croise que quelques singes, de gros lézards et d'étranges dindons bleus. Cette courte immersion dans cette immense jungle nous donne un rapide avant-goût des nombreuses richesses que renferme cette nature préservée.

On prend de la hauteur avec la Canopy Walkway


Arrivee du train a la gare de Jerantut La journée de transport qui s'en suit est à considérer comme une étape à part entière. De Jerantut à Kota Bharu, à l'extrémité nord-est du pays, le "jungle train" se fraye un chemin à travers l'épaisse couverture végétale. Ce voyage nous permet de profiter de chouettes paysages de forêt tropicale, d'immenses plantations de palmiers et, ça et là, des falaises improbables. On s'arrête parfois dans de petites gares aux allures de bout du monde, des bleds isolés regardant passer les trains. Drôle d'ambiance. A bord, on est comme dans un four ! L'atmosphère est étouffante, on dégouline à grosses gouttes en rêvant de la clim. :-) Si ce simple trajet a su nous captiver 8h durant, il n'en est pas de même de notre point de chute.

Jungle Train vers Kota Bharu


CContraste architectural à Kota Bharuomme bon nombre de villes malaises, Kota Bharu n'a pas grand charme. Sans élégance, elle rassemble de moches buildings modernes, des avenues encombrées, des bâtiments délabrés, le tout de style "béton brut" bien sûr. En revanche on retrouve l'animation et l'ambiance vivante des villes d'Asie, avec marchés, boutiques et effervescence humaine. On en profite quand même pour faire un saut au "Handicraft Center" pour admirer l'art local (batiks, costumes royaux, vanneries fines,...) dans un cadre de maisons en bois traditionnelles aux frontons ciselés. Fait étrange la ville semble vivre en ignorant totalement la rivière qui la borde et marque nettement la fin de la cité. Alors qu'habituellement les cours d'eau sont au centre de la vie citadine ici la Kelantang River ne semble intéresser personne (sauf nous !). Aucun trafic fluvial, emménagement de ville, ni même de petit port comme ailleurs.

Mosquee de Kuala Terangganu Tout en semblant tolérante, la religion musulmane est ici très présente. Au nombre important de têtes voilées et de monuments religieux on a vite fait de s'en apercevoir. Il est d'ailleurs toujours un peu désagréable pour nous de voir les femmes voilées (même si les voiles sont souvent très jolis et colorés). Par cette chaleur, débardeurs et shorts sembleraient plus appropriés, mais bon... Notons au passage qu'on a pu voir la célèbre poupée Barbie affublée d'un voile ! De quoi inculquer de bonnes bases dès le plus jeune âge ! Dans ce cadre l'alcool est très rare, sauf dans quelques épiceries et resto chinois qui résistent aux commandements islamiques (ici religion d'état). Enfin, on se console devant des mosquées soignées aux dômes en forme de bulbes. Elles sont souvent très classes. Ça nous fait un peu moins plaisir lorsque les hauts-parleurs imposent à la ronde les appels à la prière, les chants plaintifs du muezzin et tout un tas d'autres annonces. En fait, c'est surtout la longue session de 6h du matin qui nous agace !

PPassage dans la jungle des îles Perhentianour nous Kota Bharu restera surtout une étape nécessaire sur la route des îles Perhentian. Cette année la mousson ayant achevé son oeuvre plus tôt que prévu, nous avons pu goûter à ces authentiques paradis terrestres. Pour rallier ces îles nous empruntons les "fast-boats" au départ de Kuala Besut. Autant dire que ces embarcations, dignes d'une attraction à sensation, portent bien leur nom ! Fonçant à toute allure, la coque se soulève et rebondit violemment à la surface d'une eau dure comme du béton tandis que tout le monde se cramponne à bord. A l'arrivée tout y est : paysages idylliques, eau transparente, mer turquoise, jungle sur un relief marqué, sable blanc, soleil,... On séjourne sur la plage de Coral Bay, sur Kecil Island (la plus petite des deux îles). Rythme cool et relax. Farniente sur la plage, jeux dans les vagues de Long Beach, barbecues les pieds dans le sable, poissons frais tous les soirs ou encore bruits mystérieux de la forêt la nuit. Comme sur les îles Gili (Indonésie), nous faisons une journée de snorkelling sur différents spots réputés. Et quel trip inoubliable ! On voit tout d'abord de très près plusieurs requins à l'allure inquiétante. On nage ensuite avec de g  rosses tortues nonchalantes avant de se faire  envahir par une marée de poissons colorés, frétillant autour de nous. On arpente aussi de jolis fonds coralliens peuplés de poissons variés. Top ! Tout le monde revient rouge (lol) et ravi de cette journée de barbotage. Victor s'offre 2 nouvelles sessions plongée sur des sites à fort courant (descente à 20m, observation de tortues, requins bambous et raies) tandis que la famille Pascal part à la dDiner les pieds dans l'eauécouverte de l'île et de ses coins isolés. L'extrémité sud de l'île est occupée par un authentique village de pêcheurs aux ruelles de sable, habitants vivant dedans-dehors et maisons sommaires. En déambulant dans ces rues on a le sentiment d'être un peu voyeur. Cela nous permet pourtant de nous imprégner des scènes de vie de ces villageois déconnectés. A cinq, il est parfois difficile de satisfaire les envies de chacun, mais cette étape sur les iles Perhentian aura su faire l'unanimité parmis nous.

Coral Bay, c'était notre chez-nous !


Cerfs-volants sur la plage de Kuala Terangganu De retour sur la terre ferme on s'arrête à Kuala Terangganu, ville moderne et typique de Malaisie avec ses immeubles en béton, ses mosquées pimpantes et ses cerfs-volants sur la plage. Derrière une boutique d'artisanat, nous visitons un atelier de fabrication de batiks, tissus teints à la main selon un processus ancestral délicat. Pour notre dernière journée en famille on décide de se rendre aux cascades de Sekayu, à environ 60km dans les terres. On galère un peu à trouver un transport pour cette destination inhabituelle pour des touristes. Les bus locaux ne permettent pas de se rendre jusque là, les taxis réclament des sommes délirantes (et à 5 il nous en faudrait 2 !) et le rabatteur de la gare routière ne parvient pas à nous trouver un véhicule avec chauffeur honnête. Alors que nous sommes prêts à perdre espoir, la providence met sur notre route Nazarul, sympathique chauffeur de "bemos" rencontré la veille. Pour une somme raisonnable il accepte l'expédition. On passe alors récupérer sa femme, son bébé et ses 4 filles qui profitent de l'occasion. Pour eux aujourd'hui c'est congés payés ! Fabrication des batiks Dans le mini-van, ambiance simple et familiale. Sur la route notre chauffeur-guide nous fait découvrir les flans locaux et un impressionnant sport réputé en Malaisie, sorte de volley-ball se jouant avec les pieds ! En ce vendredi (jour de congé équivalent à notre dimanche) les locaux sont venus nombreux pour profiter de la fraîcheur des "waterfalls". Étant en fait les seuls "visages pales" on fait comme tout le monde, c'est-à-dire que l'on se baigne tout habillé. lol Bref, une journée plaisante et reposante à l'ambiance locale détendue. Le soir venu on fait une "hola" au bus de nuit qui ramène nos visiteurs vers Kuala Lumpur.


Le point de vue de Stéphanie :
 
"CStéphanie (et l'étonnante apple pie de Malacca)e qu'il y a de bien lorsqu'on découvre un pays peu connu comme la Malaisie, c'est qu'on ne sait pas vraiment à quoi s'attendre!  Et pourtant il y a plein de belles choses à y découvrir. Au delà de Kuala Lumpur et de ses fameuses tours Petronas, qui au final donnent une images très faussée du pays, la Malaisie c'est surtout à mes yeux un mélange de forêt vierge, de plages de sable blanc bordées d'eau turquoise et une population vraiment très accueillante. C'est aussi beaucoup de bêtes pas toujours très sympathiques et beaucoup d'animaux fantastiques comme ces tortues géantes que nous avons pu découvrir aux îles Perhentian ! Je garde aussi en tête l'image d'un pays multi-culturel où l'on fête le Nouvel An chinois à côté d'immenses mosquées et où des femmes voilées prennent le métro aux côtés de femmes beaucoup moins habillées ! De retour à Paris je garde en tête plein d'images de rêves et de très bons souvenirs avec nos deux vadrouillards !"


Le point de vue de Catherine :

"LCatherine (heureuse dans les bus locaux)a Malaisie c'est pour moi la découverte de l'Asie. Les gens sont gentils, accueillants, chaleureux. Grâce à Victorien et Cécilia nous avons pu aller aux abords de cascades avec une famille malaisienne et avons aussi passé deux semaines inoubliables : la jungle, les îles paradisiaques et aussi quelques villes malaises, sympathiques comme Malacca, vraiment laide comme Kota Bharu, intéressante comme Kuala Lumpur. A cinq c'est un peu compliqué de voyager mais cela a bien fonctionné. Merci !"


Le point de vue de Philippe :

"CePhilippe (déguste les noix de coco des Perhentian)s deux semaines de vadrouilles avec les 'grands vadrouillards' nous auront permis de les revoir après une séparation bien longue de plus de 7 mois et de découvrir avec eux une destination peu habituelles pour des français : la Malaisie. Par bien des cotés ça m'a rappelé la Guyane de mon travail (pas de mon enfance...) : chaleur humide, flore, odeurs (parfois un peu fortes...), maisons rudimentaires, passion pour l'automobile tunée. Par contre, pas de rhum et de ti' punch, ni même de bière ; république islamique oblige ! Du coup il y a les mosquées qui vont avec un peu partout, ainsi que les appels à la prière (et bien d'autres annonces semble-t-il). Si cela entraîne qu'une grande partie des femmes porte le voile, la présence de la religion n'a pas l'air plus importante que cela. En tout cas, où que l'on ait été, la communauté chinoise s'en fiche royalement, a ses propres temples, son nouvel an et bien sûr ses boutiques ouvertes tout le temps et où l'on trouve de tout. Pris par le mouvement, nous aussi avons vadrouillé en taxi, en bus, en train et même en bateau pour aller aux merveilleuses îles Perhentian. Nos 'grands vadrouillards' se sont visiblement bien adaptés à leur aventure et la suite ne devrait pas leur poser de problème ; bonne suite à eux."


Après cet épisode familial on repasse en groupe restreint. Ça fait quand même un peu drôle au début, mais le tandem maintenant bien rodé des P'tits Vad' retrouve vite ses marques. On redémarre en douceur en se perdant dans les sentiers de terre du vieux village de l'île Duyong. Isolé, ce village traditionnel, avec ses maisons en bois anciennes, vous plonge dans un étrange univers passé. Préservé du modernisme il offre quantité de détails pittoresques à celui qui prend le temps de s'y perdre. En bateau on franchit le fleuve et rejoint Kuala Terangganu et son Chinatown coloré.

Village de l'ile Duyong (Kuala Terangganu)


Promenade au coeur de la mangrove (Cherating) Ensuite, halte cool à Cherating, petite station balnéaire isolée et tranquille ayant connue en son temps un certain succès. Au calme on y passe deux journées de repos. A l'abandon, ce bled n'attire plus que quelques routards peu regardants sur le confort. Les hébergements sont très simples et les possibilités de se restaurer restreintes mais la quiétude assurée. Au petit-déjeuner on retourne dans la même gargote que la veille pour commencer la journée devant une plâtrée de riz ou de nouilles. Autour de nous, comme à leur habitude, les malais font de même, sauf que eux c'est avec les mains qu'ils mangent et autant dire qu'ils ne font pas semblant ! Ce n'est pas délicatement du bout des doigts mais bien par pleines poignées gluantes qu'ils s'y prennent. Quel plaisir ! En remontant en barque à moteur le fleuve qui se jette ici dans la Mer de Chine on découvre d'envoûtants paysages de mangrove. Sur les branches des arbres d'étranges et nombreuses racines partent rejoindre les eaux de la rivière. On aperçoit également des serpents roulés en boule faisant la sieste dans les arbres, ainsi que des varans nageurs. Durant cette balade au fil de l'eau, une chouette ambiance règne au coeur de cette végétation humide et impénétrable.

Pas tous les jours facile d'etre un pti vadrouillard ! S'en suit une journée chaotique exclusivement vouée aux transports. L'idée initiale était de rejoindre la région du lac Chini, site reculé réputé superbe au bord du fleuve Patang. Après 2 heures de bus local, une longue attente à Kuantan pour changement de bus, encore 3 heures de trajet puis négociation d'un transport privé, nous voilà arrivés en pleine cambrousse, devant une cahute en bois déserte, aux volets et portes closes, devant être notre hébergement pour la nuit. La voiture qui nous dépose venant de repartir sur les chapeaux de roue, nous vivons un de ces grands moments de solitude, perdus seuls au bout du monde. Un seul choix s'impose à nous : faire demi-tour. Encore faut-il trouver un moyen. Les environs sont déserts et les quelques âmes que nous croisons semblent toutes dévastées, rendues folles par l'isolement. Drôle de situation. On finira tout de même par réussir à s'évader de ce lieu en dégotant une nouvelle voiture. Trois heures plus Mosquée Masjid Jamek à Kuala Lumpurtard nous revoilà donc à la gare routière de Kuantan après une chouette balade dans la campagne profonde ! Dans la soirée nous rallions le quartier chinois de Kuala Lumpur. Après deux semaines avec la famille Pascal on a pris un peu de retard dans notre organisation habituelle. On prépare donc, entre autres, notre prochaine étape et les différents passages de frontières qui nous attendent (Thaïlande -> Cambodge, Cambodge -> Laos, Laos -> Thaïlande). Entre temps on parfait notre visite de la ville : Merdeka Square, le quartier indien, l'Heritage Old  Sation, la Masjid Jamek (la mosquée du vendredi) et on retrouve notre incontournable pote Internet.

Baraquements pour les ouvriers des plantations de thé (Cameron Highlands) Une fois débarrassés de ces formalités organisationnelles et administratives nous filons passer nos dernières journées malaises aux Cameron Highlands, ancienne station coloniale britannique d'altitude (1600 m) réputée pour sa clémente fraîcheur montagnarde qui contraste avec la chaleur étouffante des plaines. Le cachet British est également assuré par la dégustation un peu partout de délicieux scones. Dès l'arrivée on apprécie cette bouffée d'air frais sous les tropiques. Grâce à ce climat spécifique la région est célèbre pour ses nombreuses plantations de thé, fraises, fleurs et autres tomates et piments. On y découvre d'étonnants paysages maraîchers ainsi qu'une belle forêt propice à la marche. Dans le coin on fait deux longues randonnées à la journée, chacune ponctuée par la visite d'une plantation de thé. Le spectacle de ces rangées d'arbustes sur ces étendues vallonnées est splendide. A chaque fois, le retour en stop se passe idéalement. En effet, les gens sont très prévenants et les temps d'attente de l'ordre d Dîner avec un adorable couple de chinois de Tanah Rata (Cameron Highlands) e la minute. On rêverait qu'il en aille de même chez nous ! Enfin, l'un des moments forts restera l'inoubliable soirée passée chez un adorable couple de retraités chinois rencontrés sur un chemin de montagne. En quelques minutes on sympathise et ils nous invitent à dîner chez eux le soir même. Au menu, "homemade" sushis et succulentes nouilles chinoises arrosés de thé bien sûr. Le tout est partagé dans la plus grande simplicité tandis que l'on est gentiment invités à finir tous les plats. Pour digérer, petite session danse où l'on s'éclate à massacrer les règles de la chorégraphie (cf. vidéo Facebook). Super !

Plantations de thé dans les Cameron Highlands

Cette dernière visite clôture en beauté notre séjour malais. Destination étonnante et encore peu prisée des occidentaux, la Malaisie est riche et variée : ville culturelle (Malacca), forêt vierge (Taman Negara), paysages montagnards (Cameron Highlands), plages de rêves et fonds marins (Iles Perhentian), côte ouest multiraciale, côte est traditionnelle et musulmane, inclassable Kuala Lumpur,...


PS : Merci à la famille Pascal pour leur participation photographique à ce billet Malaisie !

On attend le passage du bus local...

 

Contact : lesptitsvadrouillards@gmail.com

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