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Trilogie Bangkok, Cambodge et Laos

Rue animée de Bangkok Pour notre dernière étape en Asie du Sud-est nous finissons en beauté avec la trilogie Bangkok – Cambodge – Laos. L’arrivée de nuit à Bangkok nous propulse dans l’effervescence de la rue Khao San. C’est une rue un peu folle à laquelle le tourisme a fait perdre la tête, mais où l’animation, la vie, les échoppes, les odeurs de cuisson, etc sont partout ! Si on fait abstraction des travers peu glorieux associés au tourisme de masse (enseignes américaines partout, mecs bourrés, esprit « enjoy »,…) ça a son charme. Nous déambulons dans cette immense capitale au fil de l’eau grâce à de longues « pirogues - bus », au rythme des klaxons avec les inévitables tuk-tuks et à pied bien entendu ! Nous découvrons ainsi, au cœur de cette gigantesque mégapole, une atmosphère très religieuse avec des dizaines de temples disséminés un peu partout et les bonzes, moines bouddhistes vêtus d’une toge de toile orangée, que l’on croise dans les rues. A Bangkok non plus nous n’échapperons pas à la visite de Chinatown et de son incroyable rue piétonne centrale. Cette dernière, de 3 ou 4 mètres de large, est encombrée de tout partout. Sur les côtés quelques petites boutiques en tout genre entassent une foule de marchandises, chacune ayant sa spécialité. Ici les perruques, là les autocollants et plus loin ce sont les rBoudha noir et boudha blanc au Wat Pho de Bangkokègles et les cahiers. Au milieu de tout ce bazar, une foule de gens se croise, évitant un scooter ou faisant place à la vieille femme poussant sa cuisine ambulante sur roulettes. C’est la folie mais qu’est-ce que c’est chouette toute cette animation grouillante ! Pour retrouver calme et sérénité, direction le Wat Pho , un des grands ensembles religieux bouddhistes de la ville. C’est très beau. Les toits des bâtiments se superposent et relèvent leurs pointes formant de gracieuses silhouettes. Les stupas sont colorés et dorés. Des dizaines de bouddhas dorés s’alignent les uns à côté des autres avec parfois un bouddha noir parmi eux (allez savoir pourquoi !). Mais le clou du spectacle restera tout de même le bouddha couché de 46 m de long. Parmi les nombreux visiteurs, asiatiques et occidentaux, on voit quelques moines, appareils photos en main, qui immortalisent ce grand pèlerinage.

Elégante silhouette des toits du Wat Pho (Bangkok) Cette courte mais intense étape thaïlandaise prend fin avec un réveil matinal (4h45) pour grimper dans le train qui conduit à la frontière avec le Cambodge. Ayant acheté nos visas sur Internet (quelle révolution !), pour nous pas de problème administratif. D’autres devront insister un peu et patienter au poste frontière avant de pouvoir payer les tarifs officiels. C’est de l’autre côté de la frontière que les « problèmes » nous attendent. Dès le premier pas on est assailli par une nuée de types souhaitant nous vendre un transport. Ils sont terribles ! Malgré nos refus, ils ne nous lâchent pas et continuent à nous suivre à la trace (ben oui des fois qu’on changerait d’avis ! lol). On parvient finalement à s’échapper de cette désagréable zone frontalière, direction Siem Reap. En route, premières impressions sur la campagne cambodgienne : c’est bougrement plat et drôlement sec en cette saison. Et finalement, après une semaine, nous aurons toujours le même avis. Enfin il faut bien avouer que 7 jours c’est vraiment court pour ce faire une réelle idée d’un pays. Même si on palpe l’ambiance générale, difficile d’aller plus en profondeur.

La magie du Ta Phrom a Angkor

Premier jour à Siem Reap nous n’échapperons pas à l’incontournable visite des célèbres temples de la cité d’Angkor. Le site est vraiment gigantesque avec pas moins de 287 temples ! C’est en tuk-tuk que nous rallions chacun des sites que nous découvrons sous une chaleur accablante. Au programme :
- Sras Srang (« Bassin des Ablutions ») : Gigantesque étang rectangulaire qui faisait office de piscine royale.
- Bankeay Kdei : Temple pas incroyable mais qui constitue une bonne mise en bouche. On y apprécie la porte principale, très raffinée, et l’état de « dégringolement » des bâtiments intérieurs faisant gondoler murs et toits de pierre.
Visages enigmatiques du Bayon, Angkor- Ta Phrom : La Conservation a eu l’excellente idée d’abandonner ce temple à son sort. Avec cette végétation qui envahi les lieux, le visiteur peut ressentir l’émotion éprouvée par les premiers découvreurs du site. Les longues racines des fromagers et des ficus envahissent les murs, s’insèrent entre les pierres, les disloquent et pénètrent à travers portes et fenêtres. C’est superbe ! Dans ce lieu resté livré à la jungle, la magie est bien là !
- Bayon : C’est une « montagne » un peu mystique de 37 tours, chacune ornée de 4 visages illustrant les 4 vertus de Bouddha (sympathie, pitié, humeur égale et égalité). Sur 3 niveaux, l’architecture complexe oblige le visiteur à se perdre dans cette forêt de têtes gigantesques et énigmatiques regardant dans toutes les directions. Sur les murs, en quelque sorte ancêtres de la BD, des bas-reliefs bien conservés illustrent des scènes de la vie courante ou religieuse. Abrutis par la chaleur, on s’imprègne de l’âme des lieux avec une sieste à la fraîcheur de ces vieilles pierres.
- Angkor Wat : On finit en beauté avec la lumière du soleil se couchant sur ses jolies tours fines et élégantes. Harmonie et majesté caractérisent le plus grand et le plus célèbre des monuments d’Angkor.
De tous ces temples abandonnés en pleine forêt, il se dégage vraiment une atmosphère forte et reposante. Dans ces monuments chargés d’histoire, difficile tout de même de se représenter la vie de l’époque.

Alentours du Tonle SapLe lendemain on Ecoliers du village de Siam Reappasse une journée tout aussi intéressante, loin des hordes touristiques des temples et des locaux malheureusement un peu déformés par le contact permanent avec ces derniers. A bicyclette nous partons arpenter la piste poussiéreuse du vieux village de Siem Reap. Cachées dans la végétation, des familles de paysans et de pêcheurs habitent les centaines de maisons sur pilotis qui s’alignent sur le bord de la rivière. Les plus jolies, colorées, sont en bois et les autres en paille. Le poisson sèche au soleil emplissant l’air d’une forte odeur. On découvre de beaux visages qui s’illuminent à notre passage. Les « hello ! » fusent à tout va et les saluts et sourires s’échangent avec joie. La « loi du sourire », si vraie, si simple (à ne pas réserver qu’aux destinations exotiques !), remporte une fois de plus un grand succès. On croise des écoliers en uniforme sur le chemin de l’école, des gamins jouant sur les bas-côtés nus comme des vermisseaux et une quantité incroyable de gens ne faisant rien d’autre que regarder le temps passer, affalés dans des hamacs sous la fraîcheur de leur maison. Et par delà les habitations, la plate et sèche campagne se perd à l’horizon, uniquement peuplée de quelques buffles solitaires. Seuls des champs de fleurs de lotus apportent une touche de fraîcheur à l’ensemble. Les kilomètres défilent et nous conduisent aux abords du Tonle Sap, plus grand lac d’Asie du Sud-est, au niveau d’un embarcadère. Un nombre important de grands bateaux y fait le plein de touristes venus en cars visiter le lac et sa région. Une excursion vers les villages lacustres (dont un flottant) nous tentait bien mais notre envie s’évapore rapidement devant ce spectacle et l’accueil exécrable et totalement irrespectueux des locaux qui organisent ce tour. 

Temple Wat Banan dans la région de Battambang 

Champ de lotus au Cambodge Après quelques jours de repos dans cette agréable ville, ponctués de copieux petit dèj., de visionnage de films et d’apéros à répétition, nous rejoignons une destination moins touristique : Battambang, ville appréciée pour les plaines rurales qui l’entourent. Pour nous elle n’est pas sans rappeler les « jolies » villes-béton de Malaisie aux rues animées. Les tuk-tuks font encore une fois légion et nous ne comprenons pas qu’ils soient si nombreux à choisir cette profession. L’offre étant largement supérieure à la demande, ils plombent les prix et se vouent entre eux une rude concurrence. Cette situation révèle en partie la situation de précarité de ces chauffeurs qui se jettent en désarroi sur les clients potentiels. On en embauche un à la journée pour aller voir des sites des environs. Phiset, notre gentil chauffeur, ne parle pas un mot d’anglais mais manie en contrepartie l’art des mimiques. Avec lui nous visitons de nouveaux temples : Wat Ek, un peu bringuebalant et envahie par la végétation, Wat Banan, très bel ensemble de 5 tours au sommet d’une butte (640 marches pour l’atteindre !) et Phnom Sampeu d’où l’on bénéficie d’une vaste vue sur la campagne environnante.

Piste de campagne poussiéreuse, CambodgienneA mainte reprise nous croisons l’une des centaines d’ONG venant en aide au peuple cambodgien ruiné et mutilé par plus de 20 ans de guerre. Pour info, sachez que l’action humanitaire internationale représente 10% du PIB du pays, c’est dire ! Contrairement à notre « vieille Europe », l’histoire est souvent récente dans ces coins du monde. Et il faut dire que celle du Cambodge fut particulièrement longue et douloureuse. Le pays a souvent été occupé voir « donné » à ses voisins (Thaïlande et Vietnam) pour n’être parfois plus qu’un semblant de pays. La colonisation française (de 1863 à 1953), malgré l’occupation qu’elle impose, mettra momentanément un peu d’ordre dans tout ça. En revanche, en pleine guerre du Vietnam le pays se verra sévèrement réprimé malgré sa neutralité. La répression américaine contre les maquisards Viêt-Cong venus trouver refuge chez leur voisin est violente et radicale : nettoyage au napalm des campagnes cambodgiennes (plus de 3600 raids aériens en 14 mois !). Pendant cette période la politique interne sombre dans l’anarchie et la population doit aussi affronter la guérilla des opposants au gouvernement (naissance des Khmers Rouges) et la sévère répression des autorités. Par la suite arrive le 17 avril 1975 (ou « année zéro »), jour où les Khmers Rouges prePaysage de campagne cambodgiennennent possession de Phnom Penh sous l’accueil joyeux de la population et qui devait marquer le début d’une ère nouvelle. Malheureusement le rêve tourne vite au cauchemar. En l’espace de 48h la population est totalement évacuée et mise sur les routes. Un exode forcé qui coûtera la vie à au moins 400 000 personnes. La population est ensuite triée en 3 catégories : les militaires (exécutés), les fonctionnaires et intellectuels, à savoir tous ceux qui portent lunettes ou stylos (envoyés en camps de travail ou d’extermination) et le « peuple » qui doit travailler dans les rizières pour assurer l’autosuffisance alimentaire du Kampuchéa démocratique. S’en suivent 4 années durant lesquelles les Khmers Rouges se livrent à un véritable génocide sur leur propre peuple : esclavagisme, exécutions sommaires, domination, exploitation, formatage des plus jeunes, minage démentiel des campagnes (triste record : pays le plus miné au monde) et bien d’autres. Le nombre de victimes atteindra vraisemblablement les 2 millions d’âmes ! Rappelons pour finir que la communauté internationale reconnu et supporta le gouvernement des Khmers Rouges… A quand un monde tout rose ?! Un film à voir sur le sujet, « The killing fields », servi  par de super acteurs.

En tuk-tuk a Phnom Pen Dernière étape au Cambodge : Phnom Penh. Le trajet en bus ayant pris plus de temps que prévu (panne et réparation de fortune au bord de la route, lol) nous n’y passerons finalement que quelques heures. Nous tombons sur un agréable coin où les habitants profitent des dernières lueurs du jour pour jouer au badminton, faire de la danse-fitness en groupe ou juste discuter sur la pelouse. C’est sympa. Pour oublier les longues heures de bus nous dînons dans le resto de l’ONG locale « Friends – Mith Samlanh ». Elle vient en aide aux jeunes des rues en leur proposant hébergement, études, éducation, soins médicaux et formations professionnelles utiles (cuisine, service, coiffure, couture…). Bref, une « succulente » action que nous saluons. Pour les petits curieux : www.mithsamlanh.org.

Paysage des 4000 iles Nous montons ensuite vers le nord, direction le Laos. Au poste frontière (quelques baraquements en pleine brousse), les douaniers qui tuent le temps en jouant à la pétanque nous plongent dans une ambiance postcoloniale à la française. Plus tard nous retrouverons avec plaisir des baguettes et même un peu de fromage ! Mais pour l’heure nous rejoignons Don Det, l’une des 4000 îles du Mékong dans une très belle région à l’extrême sud du Laos. Le soleil est tel un énorme disque rouge rejoignant l’horizon lorsque nous grimpons dans les pirogues effectuant la traversée. Autour de nous les paysages sont magnifiques. Des bouts de terre de toutes tailles surgissent de l’eau formant autant d’îlots sauvages. De très beaux arbres en forme de dômes Pause fraicheur pour ces bufles d'eau des 4000 îlesdonnent un peu de relief à l’ensemble tandis que les berges semblent être le refuge d’impassibles buffles. Le Mékong est vraiment large à cet endroit et laisse passer en silence quelques pêcheurs dans leurs fines pirogues. Voilà donc le charme et la magie des 4000 îles. Le coin est vraiment isolé, les hébergements très simples et l’ambiance (sans voitures) paisible. Autant dire que la vie est ici loin d’être des plus intenses : déplacements tranquilles à pied ou à vélo, longs apéros de rigueur, farniente dans le hamac, visite de la jolie cascade Li Phi… Mais chaque jour il y a un rendez-vous à ne pas manquer : le magnifique coucher de soleil rougeoyant sur le Mékong. Malgré les recommandations hygiéniques en rigueur et le fait que l’on sache que les gens vivent avec la rivière (lessive, bain, vaisselle, etc), on ne résiste pas à un bain rafraichissant. Comme c’est agréable après une journée entière sous un soleil de plomb. En revenant sur la berge on assiste à une séance lavage de cheveux d’une jeune fille et de ses deux petites sœurs. Il fait presque noir. Un coup de flash permet d’immortaliser leurs bouilles souriantes, mais rien ne retiendra les rires de joies qu’elles laissent éclater en se découvrant sur l’écran.

 

Coucher de soleil sur les 4000 iles

 

Sur les pistes de Don Det Passage éclair à Paksé pour se débarrasser de nos gros sacs et enfourcher une petite moto-scooter à vitesses avant d’aller passer un jour et demi dans le Plateau des Bolovens, principale région agricole du Laos. L’environnement est surprenant, tantôt sec et aride, tantôt vert et luxuriant. Le long des pistes la terre rouge s’insinue partout tandis qu’une végétation folle prend vie autour des multiples chutes d’eau qui se cachent dans la région. Par ici presque aucune maison en dur. Les habitations, toujours sur pilotis, sont faites de bois, bambou et terre. Les gens du coin ne roulent pas sur l’or mais l’atmosphère n’a rien de misérable et les propriétés sont toujours très bien tenues. C’est juste que dans ces hameaux ruraux on a l’impression d’être remonté dans le temps. Le soir on dort à Tad Lo, petit regroupement de cases et gargotes en pleine campagne juste à côté de chutes d’eau. A la nuit tombée c’est le calme assuré. Les curiosités principales de cette région sont les cascades.  Nous en découvrons plusieurs nichées dans des écrins de verdure bucoliques. L’eau n’est pas bien chaude et le fond de l’air agréablement plus frais depuis que Cascade de Tad Yueang (Plateau des Bolovens)l’on est sur le plateau. Ce plateau des Bolovens nous aura vraiment plu mais notre planning serré ne nous permet pas de prolonger. Retour à Paksé où l’on grimpe dans un « sleeping bus » de luxe (on est carrément allongés dans un véritable petit lit avec couette et oreiller, la classe !) pour une remontée nocturne jusqu’à Vientiane. De là-bas on enchaine directement sur un autre trajet en bus de 10 heures pour rallier plus au nord Luang Prabang, destination incontournable sur les hauteurs du Laos. Sur la route qui y mène le paysage prend peu à peu du relief. Nous traversons la magnifique région de Vang Vieng (tristement réputée pour ses « mushrooms », son opium ou autres drogues) avec ses doigts montagneux qui surgissent ça et là, formant un environnement mystérieux et attirant. Cette route de montagne nous permet de profiter un peu de ces panoramas escarpés mais cela signifie aussi de très nombreux virages sur un trajet qui ne semble plus vouloir finir. C’est donc avec soulagement que nous parvenons à notre but.

 

Sur les rives du Mekong (Luang Prabang) Luang Prabang est une ville très touristique mais ce n’est pas pour rien. Idéalement située sur une langue de terre tout en longueur, au confluent du Mékong et de la rivière Nam Kane, au cœur de collines verdoyantes. Chargée d’histoire elle est envahie par des dizaines de « wat » (temples). De toute beauté son centre historique est justement classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. On s’y balade avec plaisir, déambulant entre les temples, les belles bâtisses et les ruelles isolées. Il règne ici une douce atmosphère langoureuse. Malgré la côte de popularité de cette cité on ne croise finalement pas grand monde en s’éloignant du cœur de l’animation. L’ambiance détendue un peu hors du temps nous plait beaucoup. Les bonzes, souvent de jeunes moines pensionnaires des monastères de la ville, sont nombreux dans les rues vêtus de leur simple tissu aux teintes safran. Avec eux nous découvrons le « reras » (ou aumône des bonzes) rituel bouddhiste  quotidien encore immuable à Luang Prabang. Chaque matin, dans les brumes matinales, un cortège de têtes rasées déambule nu pied dans les rues pour mendier de la nourriture, donnée en offrande par les habitants. On apprend également avec surprise que les femmes ne doivent pas toucher les bonzes au risque de leur faire perdre tous les mérites accumulés, rien que ça ! Décidément les croyances et cultures sont vraiment variées de par le monde.

  Temple boudhiste de Luang Prabang

Sinon il y a pas mal d’excursions à faire dans les alentours (grottes sacrées, cascades, balade en bateau sur le Mékong), mais on ne se motive pas vraiment à faire grand-chose. En fait nous apprécions surtout de rester tranquilles au même endroit plusieurs jours d’affilé, le rythme intense des dernières semaines nous ayant un peu fatigué. Marché local de Luang PrabangNous passons donc nos journées à nous balader à vélo (décidément on aime ça), à siroter des bières ou des jus de fruits et surtout à surfer sur le net pour préparer la suite de notre grand voyage qui devrait subir quelques chamboulements (affaire à suivre…). Mais il y a une activité à laquelle nous devenons fidèles : tous les soirs à 18h tapantes sur TV5 monde ce sont les retrouvailles avec « Question pour un champion » jeu qui célèbre la culture et le plaisir de jouer ! lol Maintenant vous pouvez nous appeler papis ! On monte aussi au Mont Phousi, jolie butte qui surplombe la ville. De là-haut la vue est très chouette mais un peu gâchée par l’atmosphère enfumée qui ne quitte pas les lieux. Ce n’est pas un brouillard saisonnier mais bien un voile de fumée provoqué par les nombreux feus allumés par les fermiers pour augmenter leur capacités de culture sur brulis. Cette pratique, très répandue et peu maîtrisée, fait malheureusement partir en fumée des pans entiers de végétation. Enfin, cela ne nous empêche pas d’admirer un coucher de soleil donnant des teintes rosées au Mékong en contrebas.

Cette étape asiatique d’un peu plus de deux mois s’achève sur une longue série de transports en tout genre : bus nocturne sur une route de montagne reliant Luang Prabang à Vientiane, demi-journée de transit à la capitale, train nocturne jusqu’à Bangkok et journée d’attente, 10 heures de vol jusqu’à Nairobi, 6 heure d’attente sur place pour cause de retard d’avion, 3 heures de vol jusqu’à Antananarivo et enfin une petite heure de taxi pour rejoindre notre hôtel où nous apprécions à leur juste valeur, douche et lit ! Ouf ! Epuisés nous tombons dans un juste sommeil, excités à l’idée de découvrir un nouveau coin de la planète.

Heureusement qu'on a les sous-titres ! (Bangkok)

Contact : lesptitsvadrouillards@gmail.com

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