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Madagascar 1/2

Lessive de printemps à TanaAprès deux mois et demi d’immersion on quitte l’Asie du sud-est pour de tout autres horizons. En partance pour Madagascar on fait escale à Nairobi, Kenya. Nos premiers pas sur le sol africain nous mettent de suite dans l’ambiance ! En effet, sans aucune explication mais avec une extrême nonchalance on nous apprend que notre correspondance aura au moins 6 h de retard. Résignés mais peu surpris (serait-ce l’habitude ?), les passagers se dirigent lentement vers la salle d’attente pour de longues heures d’ennui. Merci Kenya Airways ! Le soir on finit tout de même par atteindre le modeste aéroport d’Antananarivo, capitale malgache. Non seulement c’est la première fois que l’on a autant de retard mais en plus on récupère nos sacs ouverts et la sacoche à boucles d’oreilles de Céc a disparue. Pas cool !

Dans le taxi qui nous conduit au centre-ville, les premières images et impressions sont fort prometteuses. Une arrivée très excitante. Ici, même dans la capitale, point de hauts immeubles ou de constructions modernes, seulement des maisons basses, de petites bâtisses aux murs qui penchent, de minuscules échoppes, le tout dans une explosion de couleurs vives, d’odeurs prenantes et de gens partout. Bordélique et plein de vie, l’ambiance générale nous plait bien.

Découverte de la belle Antananarivo

Images de vie à la malgache On est vite marqués par la forte influence française qui règne ici. D’abord c’est la langue. Nombreux sont les malgaches qui la maîtrisent assez bien et dans la rue, publicités, affiches, noms des commerces, quasiment tout est inscrit en français. Bien sûr le pays a longtemps été sous l’occupation de l’hexagone (indépendance en 1960) mais on ne s’attendait vraiment pas à ce que cette influence demeure aussi vivace un demi siècle plus tard. En tout cas ça nous fait bizarre que les gens puissent comprendre ce que l’on dit, ça faisait longtemps.

L'effet THB, bière locale, au Sakamanga Pour commencer en douceur on descend au Sakamanga, le « Chat bleu ». Mention spéciale pour cet hôtel de charme. Coquette bicoque biscornue aux nombreux coins et recoins, en plein cœur de la Ville Haute, personnel serviable et souriant, restaurants tip top, Internet lent mais gratuit, espace jardin, coin bistrot,… Bref on s’y sent comme chez Mamie ! Sans conteste un des plus chouettes hôtels que nous ayons fréquentés (la liste commence pourtant à être longue), il deviendra immanquablement notre maison pour nos futurs passages à la capitale. C’est ici qu’Isabelle, tante de Cécilia, nous rejoint pour partager avec nous un bout de cette aventure malgache. Pour notre plus grand plaisir elle débarque les bras chargés de paquets plus ou moins « pratiques » : guides, bouquins, Nut-Nut et champagne pour les 26 ans de Victor, nougat de Sèderon,…

Rues de Tana, capitale malgacheAvant d’arriver on a tout entendu sur Tana et son insécurité. Ces nombreuses mises en garde ne donnaient vraiment pas envie de s’attarder ici. On est pourtant agréablement surpris de découvrir une belle et plaisante ville perchée sur ses collines. On profite notamment, sous le soleil, de la sympathique Ville Haute. Par contre dès la nuit tombée on sent bine qu’il faut faire nettement plus attention. L’architecture n’est pas sans rappeler celle de nos villages d’antan avec ses maisons en pierre, ses ruelles tortueuses, pavées et en pente, ses nombreuses églises en brique et ses murs de terre rouge à flanc de colline. On a vraiment l’impression de faire un bond en arrière. Peu ou pas de produits manufacturés, affiches publicitaires et inscriptions sont peintes à la main sur les façades, aucune chaînes ou magasins tels qu’on les connaît mais seulement des échoppes et stands de rue. Les voitures qui circulent sont elles héritées de l’époque de nos grands-parents (4L, 2CV, Peugeot 404, Super 5, etc). Bien sûr impossible d’ignorer la pauvreté ambiante, visible à chaque coin de rue. Des gosses tout crados te suivent sur 100 m pour te vendre des clopes ou quémander une pièce, des clodos hagards et sans chaussures errant sans but, de la mendicité partout, de multiples vendeurs à la sauvette et un tas de traînes misère. Malgré cela on apprécie les charmes métissés qu’offre la capitale : les marchés grouillants et notamment celui d’Andravoahangy où nous négocions nos premières gousses de vanille, l’ancienne gare restaurée, l’avenue et la place de l’Indépendance, le lac Anosy,… Etant déjà sur les Hautes Terres (environ 1300 m d’altitude), on sort les petites laines le soir venu. Comme c’est agréable après l’atmosphère étouffante que nous avons subie ces  dernières semaines en Asie.

Baie de Diego et son emblématique pain de sucreIsabelle n’étant là que pour une dizaine de jours on choisit de se rendre à Diégo-Suarez (Antsiranana en malgache !) camp de base idéal pour profiter facilement des richesses et diversités que présente la région nord de l’île. Pour gagner du temps on opte même pour un vol intérieur sur Air Madagascar. Malgré une escale, donc deux fois plus de chances d’avoir des ennuis, tout roule ! C’est ensuite en taxi 4L jaune que l’on débarque dans cette ancienne garnison française. Plus que dans toute autre ville malgache, la trace des bâtiments et installations des anciens colons procure un sentiment de morne abandon. Appelons ça le charme de la décadence ! Mais en ce dimanche de Pâques, rues désertes et commerces clos, c’est carrément une ville fantôme que nous découvrons. Abrutis par une étouffante chaleur nous déambulons dans une ville délaissée par ses habitants. Elle a bien sûr perdu de sa superbe mais dégage un sacré sentiment de nostalgie. Diégo, désignée comme la ville des « vazahas » (étranger, blanc, français,…), abrite la population la plus cosmopolite de l’île. Les malgaches se mêlent ici aux comoriDiego Suarez, ville fantôme le jour de Pâcquesens, arabes, chinois et français. Du centre-ville au quartier du port, on admire de jolies constructions décaties et maisons coloniales délabrées. Drôle d’ambiance. Depuis le parc au kiosque à musique on profite du panorama sur la baie des français et ses côtes découpées. De  nombreuses 4L jaunes, les taxis ensoleillés de Diégo, parcourent la ville. Outre sa jolie baie et son emblématique pain de sucre, la ville en elle-même n’est pas exceptionnelle. Pourtant on s’y sent bien et on y passe du bon temps. La seule chose qui nous gêne ce sont ces couples de vieux blancs ventripotents et jeunes malgaches qui occupent les terrasses sans camoufler la nature de leurs relations. Sinon au marché local, fini de rigoler, cette fois c’est au kilo que l’on négocie poivre et vanille ! A l’Alliance Française, installée sous l’ancien marché couvert, c’est soirée ciné avec la projection de « Accords et désaccords » de Woody Allen. Sympa. Dans les rues on déguste fruits et beignets sur le pouce et au resto c’est zébu à toutes les sauces dans les assiettes. Mada c’est aussi pour nous les retrouvailles avec la bonne bouffe et des plats aux saveurs généreuses. Steaks de zébu, achards de légumes, gratins, purée, plats en sauce, porc aux brêdes, pet  its-dèj baguette,… Ca nous change du riz et des nouilles ! Le repas malgache traditionnel, servi dans de petits « hotely » (restaurants populaires), est quant à lui plus simple mais toujours goûtu. Quelques morceaux de viande en sauce avec 3/4 légumes accompagnent une énorme plâtrée de riz et où l’eau de cuisson est automatiquement servie comme boisson.

Bleu ciel, vert nature et rouge terre s'entrechoquent aux Tsingys rouges

Végétation luxuriante du parc de la montagne d'Ambre Depuis Diégo on rayonne facilement vers les curiosités de la région. Notre première excursion sera le parc national de la Montagne d’Ambre. Dans cette forêt humide primaire reposant sur un massif volcanique, on fait nos premières rencontres avec faune et flore de Mada : des groupes de lémuriens bruns aux gros yeux, divers caméléons débusqués par notre guide malgré leur habile camouflage (pour tout dire, au début même sous notre nez, on a du mal à les repérer !), des serpents détalant à notre approche, différents geckos, des figuiers étrangleurs,… Malheureusement pour nous cet îlot de fraîcheur accroche tous les nuages. A mis parcours ils se déverseront sur nous, réveillant au passage de voraces sangsues ! Jolies cascades, pique-nique et lac de cratère ponctuent cette chouette visite.

Tsingys rouges, doigts de fée sablonneuxAu coeur d’une réserve de reboisement essentiellement plantée d’eucalyptus, l’érosion a creusée la terre tendre et argileuse pour donner naissance à de petites cheminées de fées aux couleurs jaune, ocre, orange et rouge. On atteint ces « Tsingys Rouges », par une piste tour à tour correcte et abominable avec ses énormes ornières et ses pentes abruptes franchissables uniquement en 4x4. Et encore, la piste est tellement défoncée que même en véhicule tout terrain on n’est pas toujours très rassurés. Seul l’irréductible « Roger 4L » ferait ce trajet accidenté avec son taxi 4L customisé. Chapeau ! On descend auprès de ces doigts sablonneux qui bordent une petite rivière aux eaux rougies par la terre. Les nuances et teintes resplendissent dans la lumière de fin d'après-midi. Le bleu du ciel, le vert des arbres et le rouge de la terre s’entrechoquent et cohabitent à merveille.

Paysage de rêve dans la baie de Sakalava Par une journée ensoleillée on arpente, au départ de la baie de Sakalava, la superbe balade dite des 3 baies. Au menu, beauté époustouflante et sauvage des côtes, paysages de rêve (plages de sable blanc, ciel bleu, mer turquoise), végétation de palissandres et flamboyants, eaux délicieusement chaudes et personne à l’horizon si ce ne sont quelques pêcheurs au filet. On adore ! Entre deux pauses baignade on remonte cette côté de baie en baie pour rejoindre Ramena, minuscule village de pêcheurs et ses embarcations colorées. Au passage on traverse une drôle de base militaire en décrépitude et évitons, après quelques palabres, la taxe de passage que nous réclament les militaires. C’est toujours ça de gagné !

Côte sauvage des 3 baies

Rencontre avec un lémurien brun Pour notre dernière visite ensemble tous les trois, direction, en 4L jaune toujours, la réserve spéciale du massif de l’Ankarana. En chemin on découvre avec surprise l’identité de notre gentil chauffeur. Il s’agit de « Roger 4L », le cinglé des Tsingy Rouges ! Marrant. A l’arrivée on s’offre une bonne sieste dans un petit bungalow de chez M. Laurent. Il fait tellement chaud que l’on ne saurait envisager autre chose pour le moment. Comme dans tous les parcs du pays, l’entrée est payante (et assez chère pour nous les vazahas) et la visite doit se faire en compagnie d’un guide local, business oblige ! Après une négociation serrée mais réussie auprès du bureau d’entrée au parc (chut !) on tombe finalement sur un guide sympa et compétent ce qui change bien des choses. Aux heures plus fraîches de fin de journée et matinales le lendemain on s’engage, en compagnie de notre guide Jocelyn, sur deux circuits très intéressants à l’intérieur du parc. On y découvre des tsingys acérés, sculptés par les eaux, très différents des rouges. En calcaire gris ils sont finement marqués par les traces de ruissellement. Très joli ! On se faufile entre ces formations avant de déambuler à leur sommet. De là-haut, apaisant panorama sur des champs de tsingys mêlés à la forêt primaire. Citons également la « perte des rivières », endroit où sVaillant taxi 4L de Diégo luttant contre de grosses ornièrese rejoignent, en saison des pluies, trois rivières pour plonger dans un gigantesque gouffre souterrain. Impressionnant et primitif. Côté faune on observe plein de caméléons à la démarche peu assurée (pour le repérage on a bien progressé depuis le début !), d’autres lémuriens bruns et de mignons lémus nocturnes aux gros yeux, cachés dans des troncs d’arbres, des centaines de chauves-souris débusquées à la frontale dans des grottes, des énormes araignées, des crabes des forêts (!), des geckos, un petit duc (petite chouette) et des batraciens et oiseaux en pagaille. Pour couronner le tout la femme de M. Laurent, que l’on proclame meilleure cuisinière de l’île, nous concocte au retour des plats divins ! On reste babas devant ses crabes farcis et son succulent poulet coco. Un délice ! 

Champ de tsingy au parc de l'AnkaranaRetour à Diégo en taxi-brousse. Ce terme générique désigne tout véhicule de transports en commun reliant une ville à une autre. Sur les routes goudronnées, il s’agit essentiellement de minibus. En revanche, sur les pistes et dès que l’on quitte les sentiers battus, des 404 bâchés, 504 breaks, bus Tata et camions en tous genres se substituent aux habituels mini-vans. Infiniment lent mais très bon marché et du coup très populaire, c’est le seul moyen de transport pour la majorité des malgaches. Après une courte attente sur le bord de la route un véhicule s’arrête pour nous charger. Serrés les uns contre les autres on file alors vers Diégo sur fond de zouk hurlant.

Taxi-brousse, tout un programme ! Le séjour d’Isabelle touche à sa fin mais lui réserve encore une petite aventure. Arrivée à l’aéroport de Diégo de bon matin, elle et trois autres pèlerins découvrent que leur vol Air Mada, qui était prévu plein, n’existe pas. On leur annonce qu’un autre avion devrait arriver en fin d’après-midi mais rien de sûr. Et encore faut-il qu’il n’arrive pas trop tard car la piste, non éclairée, rend impossible tout décollage ou atterrissage de nuit… Bref, après une longue journée d’attente, un peu stressante, un avion se pointe et repart juste à temps vers Tana pour permettre à Isabelle de ne pas rater son vol pour Paris. Ouf ! De notre côté, le lendemain on se réjouit que notre vol Air Mada pour Tana n’ait que 2 h de retard ! lol

 

     Le point de vue d'Isabelle :

Isabelle (garde la pêche malgré la pluie)"Impressions d'une vazaha sur son premier voyage à Madagascar :
Joie et magie de se retrouver aprés plusieurs mois et tant de kilomètres.
Coéxistence d'ethnies différentes avec vestiges d'un passé français.
Végétation luxuriante à rendre jaloux tout jardinier, la terre rouge, les lémuriens et leurs gros yeux, les mystérieux caméléons, la nature capable de folies comme les tsingys et tant d'autres choses.
Douceur de la mer et des plages sans infrastructure, bonheur rare. Grande pauvreté, difficile de voir ces enfants en bas âge sur le sol de Tananarive livrés à eux même, aucun engin agricole, culture avec les zébus, pousses-pousses d'une autre époque.
Ne pas oublier la gentillesse des Malgaches. Et un grand merci aux p'tits vadrouillards, devenus grands, pour ce voyage et leur organisation."

 

Stationnement des taxi-brousse d'Antananarivo Courte pause au Sakamanga avant d’enchaîner vers Antsirabe sur la fameuse RN7, véritable colonne vertébrale du pays. L’arrivée au stationnement des taxis-brousse en partance pour le sud est mémorable. A notre approche, une nuée de rabatteurs hurlants accourt, s’agrippe au taxi et en ouvre les portières. On nous assaille de toutes parts. Un peu stressant comme situation mais la tension retombe dès que l’on choisit notre véhicule. Les types nous délaissent alors pour sauter sur le prochain arrivage de passagers. On attend ensuite que notre taxi-brousse soit plein, ou plutôt archi-plein, et que la montagne de bagages soit correctement arrimée sur le toit avant de pouvoir mettre les voiles. Pendant ce temps, une file ininterrompue de vendeurs ambulants et de mendiants nous sollicite par la fenêtre. Certains insistent lourdement et il est parfois dur de les déloger. Mais le plus difficile ce sont ces gosses sales réclamant à manger. Céc craque avec l’un deux et lui offre une baguette. Il a l’air content, c’est déjà ça. Jusqu’à présent c’est vraiment le pays où la pauvreté et la misère se font autant ressentir. Pas évident de toujours savoir comment réagir.

Détail champêtre des Hautes terresLe trajet entre Tana et Antsirabe est tout simplement magnifique avec ses nombreux champs en fond de vallée et ses rizières en terrasses et ses hameaux aux maisons de terre rouge. Avec la lumière de fin de journée c’est juste parfait ! L’arrivée à destination est aussi fatigante que le départ. Capitale des  pousse-pousse, Antsirabe en compte des milliers. Ils sont donc très nombreux à nous aboyer dessus à peine le taxi-brousse arrêté. Malgré nos refus successifs, impossible de faire taire leurs propositions. On se dégote ensuite une adresse super, « Chez Billy ». Billy est un local marié à une française. Une union franco-malgache dans ce sens est si rare qu’elle vaut le coup d’être signalée. Dans les chambres c’est comme à la maison. Sur le toit une terrasse permet de voir des bouts de toits de la ville et admirer les couchers de soleil sur l’église et la mosquée d’à côté. On y mange aussi très bien. Finalement on s’y sent si bien qu’on y restera plus longtemps que prévu à « glandouiller » dans les environs et préparer notre prochaine étape. Par contre ici comme ailleurs, les connexions Internet ultra lentes nous rendent fous. On est ramenés aux temps anciens d’avant l’ADSL et le haut débit. Comment faisait-on pour vivre ?! Dur dur pour les enfants du progrès, drogués au web, que nous sommes. Perdant notre principale moyen de communication il nous faut nous adapter et modifier notre organisation. Enfin, on ne peut pas profiter des nombreuses joies d’un pays en marge du développement sans les quelques désagréments associés.

Agréable passage chez soeur Aimée

Le premier jour on se rend à la recherche de sœur Aimée, une connaissance familiale de Victor, installée ici depuis 8 ans. Avec persévérance on finit par la retrouver à la « Communauté des Sœurs du Sacré Cœur ». Arrivant pendant le déjeuner on a le droit à une place autour de la table. Malgré l’ambiance Jésus et religion on passe un agréable moment dans cette communauté de sœurs malgaches. Le plus difficile pour nous est de faire taire les débats et contradictions que leur situation nous inspire. En effet cette douzaine de sœurs vit dans deux gigantesques bâtiments propriétés de l’Eglise avec beaucoup de terrain alors que les gens s’entassent les uns sur les autres juste à côté. Par contre elles vivent ici pauvrement, en grande autonomie, embauchent quelques pauvres gens pour l’entretien du domaine et les jeunes filles vont toutes à l’école. Un autre point positif est qu’elles soutiennent des associations de scolarisation pour enfants défavorisés et suivent certains d’entre eux. En fait ce qui nous met le plus mal à l’aise c’est de nous apercevoir que le but premier de cette communauté n’est pas de faire du social mais bien de préparer ces jeunes femmes à la vie religieuse. Ce n’est pas vraiment ce à quoi l’on s’attendait. On gardera tout de même un très bon souvenir de leur accueil généreux et de nos échanges furtifs.

 

 

Contact : lesptitsvadrouillards@gmail.com

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