Dernier billet

La Réunion - 1ère partie


La Réunion, paysage montagnard Notre prochaine destination dans l’océan indien est une étape exotique avec un petit goût bien de chez nous. Eh oui, on part à la découverte d’un cousin lointain, le département français d’outre-mer de La Réunion. Alors que notre avion amorce sa descente et que le commandant de bord nous annonce une arrivée imminente, on n’aperçoit toujours pas de terre à l’horizon. Ce n’est qu’au dernier moment que ce minuscule bout de caillou (3,5 fois plus petit que la Corse !) perdu dans l’immensité bleue nous apparait enfin. On est saisi par cette vue aérienne qui nous dévoile en un instant une grande partie de l’île et de ses côtes habitées, aux toitures blanches. L’aspect général de l’île est un grand cône. Depuis la côte jusqu’au cœur de l’île, ça grimpe sans discontinuer sur les flancs des volcans qui ont formé la Réunion en sortant des flots. Après la douceur des Hautes Terres de Madagascar on trouve qu’il fait particulièrement chaud et humide par ici.

A l’aéroport on a le plaisir d’être accueillis par (tonton) Michel, l’oncle de Cécilia. Il nous conduit chez lui, une très jolie maison ouverte sur l’extérieur dans les hauteurs de La Possession. En chemin on reconnait vite tous les signes familiers particuliers à notre cher pays : la langue, les voitures (avec beaucoup de Renault et Peugeot), la signalisation (feux rouges, radars automatiques,…), les mêmes routes (RN, voies rapides), l’organisation générale, les enseignes et commerces, l’euro (pour une fois pas de taux de change ou de conversion à retenir, ça repose),etc. Sous les tropiques à environ 10 000 km de la métropole (comme on dit ici !) ça fait tout de même bizarre de retrouver le systèVue depuis Le Barachois à Saint-Denisme français.  En revanche, même si l’on retrouve (ou presque) notre mode de vie habituel, ce ne sera pas pour autant une étape de tout repos puisque l’on va randonner une bonne partie du temps. Mais cette fois pas besoin de guide, de porteur ou de droit d’entrée comme à Mada. Nous revoilà libres comme l’air pour profiter de la nature et la montagne comme on l’aime. Autour de quelques verres, de grillades et d’un bon cari (star créole de la table) on passe une excellente première soirée en compagnie de Michel et sa sympathique compagne réunionnaise, Yolaine. Un grand merci pour l’accueil et ce succulent repas bien arrosé !

La Dodo lé laLe lendemain, retour en bus à Saint-Denis. On pose nos valises dans l’étrange pension Zoulékhan Limbada où l’on doit retrouver Patrick, père de Victorien, et son amie Michèle, venus « squatter » avec plaisir une partie de ces vacances réunionnaises. Ici il faut respecter les habitudes simples de la patronne, une vieille dame musulmane discrète et spéciale qui a horreur de voir les hommes torse-nu ! Dommage car il fait si chaud qu’on en dégouline. Après 10 mois de séparation les agréables retrouvailles avec les parisiens se font d’un plat de bichiques (alevins très appréciés, sorte de caviar du coin) et de notre premier rougaille saucisses. Au départ du Barachois, sorte de mini promenade des Anglais et de ses canons pointés vers le grand large, on consacre ensuite une petite après-midi à la découverte de la « capitale » du DOM. Rien de bien folichon si ce n’est la rue de Paris et ses anciennes cases créoles typiques, le grand marché couvert et son artisanat malgache à prix français (!), la rue piétonne du Maréchal Leclerc et Noor al Islam, la mosquée la plus vieille de France. Dès cette première journée on fait connaissance avec la Dodo, LA bière de l’île Bourbon.

Gousses de vanille au marché de St-Paul On entame notre visite de l’île par l’important marché du vendredi à Saint-Paul. Après les étales malgaches crasseux et grouillants on apprécie de pouvoir déambuler tranquillement entre les nombreux exposants et regarder les produits sans se faire sans cesse alpaguer. C’est agréable et reposant. Ca sent la vanille. Les paniers en raphia s’empilent. On déguste samoussas et bouchons. Bref une chouette ambiance. Dans ce grand marché en plein air le long de la plage de sable noir on flâne au milieu de tous ces stands colorés et cosmopolites : fruits tropicaux, bouquets de fleurs, légumes des Hauts, herboristes, artisanat malgache, souvenirs de l’île, coDétail de lambrequin d'une case créolenfitures et autres produits péi,… tout y est. C’est là que l’on découvre des variétés de fruits et légumes exotiques ou locaux : le chouchou, légume favori des réunionnais, appelé chayotte dans le midi de la France et christophine dans les Antilles, se mange principalement en gratin et salade, le combava, sorte de citron vert fort apprécié pour son zeste, le palmiste, sorte de palmier délicieux dont on mange le cœur, toutes sortes de brèdes, feuilles de légumes ou plantes, le succulent (petit) ananas Victoria, le jaque, gros légume hérissé de pics parfois cuisiné comme fruit selon sa maturité, le tamarin, petit haricot à la pulpe sucrée et acidulée,… Tentés de toutes parts on s’improvise, avec les produits du marché, un pic-nic royal en bord de mer, à l’abri des filaos. On fait ensuite un crochet par le cimetière marin de la ville, qui doit son nom à son emplacement idéal face à l’océan. Parmi ses célèbres pensionnaires citons entre autres, le fameux pirate La Buse. La fin de journée est nettement moins touristique puisque l’on se rend au Décathlon de Saint-Pierre pour compléter notre matos de camping. Ayant traversé pour ça une grande partie de l’île en peu de temps et sans  perdre la mer de vue on se rend vraiment compte de la minuscule taille de cet île volcanique. Perdu dans l’immensité de l’océan on ressent alors une sorte d’isolement insulaire peu familier. En chemin, sur la belle RN1 qui longe la côte (sorte de périphérique réunionnais en somme), on traverse de nombreuse ravines, formant parfois de gigantesques canyons de végétation. Difficile d’imaginer qu’ils peuvent parfois entièrement se remplir Retrouvailles dégustatives avec Michtrickd’eau pendant les périodes de cyclones. Ce doit être fort impressionnant d’assister à de tels déluges. Enfin pour l’heure, c’est grand beau et c’est pas mal non plus ! Après ça, coucher de soleil sur le gouffre d’Etang-Salé-les-Bains et sa plage de sable noir puis dernier repas « civilisé » avant la rudimentaire vie de randonneur. Au menu ce sont les incontournables caris (cari poulet, cari ti’jaque, cari cabri massalé) accompagnés comme il se doit d’une grosse quantité de riz, de grains (pois, lentilles,…) et, à part, de sa  sauce rougail pimentée pour relever le tout. On se régale !
 

Et maintenant fini de rigoler, on vous emmène avec nous pour un voyage au jour le jour sur les sentiers du fameux GR R2 qui traverse l’île de haut en bas.

J-1 : C’est parti !
En route pour le GR R2Pour les puristes le GR démarre directement de la côte, à Saint-Denis, par une longue montée sur la route. Pas très exaltant comme partie. On profite donc de Michtrick pour s’avancer au-dessus du Brûlé et ne pas faire à pied (et avec des sacs de 25 et 15 kg) ce qui peut être fait en voiture. Départ un peu maussade. Nuages gris. La pluie s’y met. On traîne sous un kiosque, on joue aux cartes, on se partage notre pic-nic en attendant que ça se tasse. Raté, on s’élance munis de nos k-ways le long d’une énorme ravine. La végétation luxuriante est partout : forêt de bambous géants, énormes fougères, arbres « poilus »,… On traverse également la micro réserve naturelle visant à protéger le tuit-tuit, petit oiseau endémique à la région. Dur dur de s’y remettre, surtout avec de si gros sacs. On s’essouffle. Ca tire sur les jambes et les épaules. Céc nous surnomme à juste titre les « mulets ». Heureusement l’étape est courte. On retrouve les joies de la randonnée autonome (cuisine-réchaud-popote, toilette à l’eau glacée, repas à la frontale et nuit sous tente) en bivouaquant au-dessus du gîte. Que du bonheur !
-> Parking de Mamode Camp à la Plaine des Chicots, d+ 645m, 2h15

Vue panoramique depuis la Roche Ecrite

J-2 : Ascension matinale
Avant de poursuivre notre route avec  notre chargement on part de bon matin faire l’ascension de la Roche Ecrite (2277m). Depuis le réveil Céc ne se sent pas très bien. Heureusement le sentier est agréable et nous arrivons rapidement au sommet. Quelle chance, il parait que c’est très rare mais là-haut le ciel est complètement dégagé. Quelle vue ! A droite le cirque de Mafate, à gauche celui de Salazie, face à nous le Massif du Piton des Neiges, au loin la silhouette du Piton de la Fournaise et derrière et sur les côtés l’Océan Indien à perte de vue… Tout simplement grandiose ! De retour au campement on réenfile nos gros sacs et on reprend le chemin en direction du village de Dos d’Ane. On longe une crête le long du cirque de Mafate. Les nuages sont arrivés insidieusement et finissenFôret de géants bamboust par nous entourer entièrement. Le sentier progresse en montagnes russes et suit une arête aux à-pics vertigineux. Et oui, c’est loin d’être plat la Réunion ! Dernière descente (sévère !) pour rejoindre Dos d’Ane. Ce soir c’est grand luxe : douche chaude et nuit dans un lit. De notre gîte au cœur des montagnes on voit la ville du Port et l’océan. Toujours aussi crevés on profite d’une bonne nuit réparatrice.
-> Plaine des Chicots à la Roche Ecrite (A/R), d+ 440m, d- 440m, 2h05  
-> Plaine des Chicots à Dos d’Ane, d+ 70m, d- 810m, 3h10  

J-3 : En route pour Mafate
Case créole dans un ilet isoléCa commence par une raide descente en pleine forêt tropicale jusqu’au confluent de Deux Bras. Sur un sentier zig-zagant à l’infini et semblant ne plus finir on pénètre une gigantesque ravine creusée par la rivière des Galets. Quelques fenêtres de végétation nous offrent de beaux points de vue sur le majestueux Piton Cabri. Waou ! On finit par atteindre la rivière que l’on remonte juste le temps de redécouvrir la joie des passages de gués. Hop, on retire ses chaussures. Hop, on traverse. Hop, on sèche ses pieds. Hop, on remet ses chaussures. Et comme on aime ça on recommence 6 fois de suite. A la dernière traversée, Victor fête ça en glissant sur un caillou au milieu de la rivière. Par surprise il lâche ses chaussures qui sont immédiatement emportées par le courant. Du coup on se la joue « Alerte à Malibu », mission sauvetage. Après quelques frayeurs on repêche en aval les précieuses compagnes. Ouf ! On aura juste eu le temps de s’imaginer randonner en tongs. On enchaîne sur une montée coriace. Le parcours est ombragé, ce qui ne nous empêche pas de dégouliner complètement. Mais le panorama est là pour nous motiver. Le cirque de Mafate nous apparaît dans toute sa splendeur. On est content d’être là ! Par contre, pff, un peu longue à remettre en route la machine ! Au sommet on s’arrête pour la pause pic-nic et on n’est pas les seuls. Comme nous quelques minutes plus tôt, les gens arrivent en haut tout rouge et transpirants. La redescente sur Aurère n’est alors plus qu’une formalité. C’est le premier ilet (à prononcer « ilette ») du cirque que nous croisons. Un ilet est un petit hameau de quelques maisons seulement, installé sur un petit plateau cultivable dans les zones les plus reculées de l’île. C’est en ces lieux que les esclaves marrons fugitifs tentaient de fuir les maîtres colons. On est immé Point d'eau au bivouac de Roche Plate diatement sous le charme. C’est très vert et fleuri, il y a de jolies cases toutes simples et uniquement des chemins de terre et d’herbe. La particularité de Mafate c’est d’ailleurs cela : zéro route, zéro voiture, zéro goudron, zéro trottoir. Comme c’est agréable ! Par contre, cela  implique forcément une drôle de vie pour les quelques 700 habitants répartis dans les coins isolés du cirque, accessibles uniquement aux marcheurs ou par les airs. Le ravitaillement est par exemple bien compliqué. Il faut faire les courses en ville environ une fois par mois (2 jours de marche aller/retour) et les rapatrier par hélicoptère (très chers, ces derniers quadrillent pourtant les airs du lever au coucher du soleil, gloups !).L’apparition des panneaux photovoltaïques et des chauffe-eaux solaires a par contre révolutionné leur quotidien. Par ici on utilise le  s énergies renouvelables plus par besoin que par esprit écologique. Après avoir squatté le bar-buvette on rejoint l’espace bivouac pour planter notre tente (elle en aura vu du pays celle-là !). A côté de nous, deux créoles dorment à même le sol, uniquement enroulés dans leur duvet. Du coup, on a presque l’impression de se la jouer « luxe » !
-> Dos d’Ane à Aurère, d+ 700m, d- 695m, 4h35  

Le cirque de Mafate et son Piton Cabris

J-4 : La forme revient
PPetites douceurs réunionnaisesetite étape simple et tranquille à travers Mafate, que l’on découvre davantage. Autant dire que le relief est tourmenté dans les parages. A chaque passage de rivière on a le droit à une fameuse descente pour mieux remonter de l’autre côté. Mais aujourd’hui on a retrouvé la patate ! Ca fait plaisir. On traverse de nouveaux  ilets : Ilet-à-Malheur (tristement célèbre par un épisode sanglant de la chasse aux Marrons), Ilet-à-Bourse et Grand Place, notre objectif du jour. A chaque fois ce sont de belles cases créoles perdues au milieu de la végétation, des chemins fleuris, de grands arbres et les montagnes alentours. Charmant. Dans certains ilets il y a une école pour les petits et voir même une église. Les cases sont le plus souvent en bois, colorées, avec des toits en tôle claire, des varangues (sorte de vérandas ouvertes) et des lambrequins blancs, frises taillées dans le métal et décorant le bas des toitures. Super mignon. Le soir on rejoint le gîte du « Pavillon », toujours sous tente. Le camping est gratuit pour ceux qui dinent sur place. Honnête, non ? On s’en met donc plein la pense et on passe une excellente soirée avec nos compagnons d’un soir autour de la grande table commune. Merci à « Rochefort » et la prof’ d’allemand pour leur combat des Vosges contre l’Alsace. A mourir de rire ! 

J-5 : Retrouvailles « au sommet »
Chouette, encore une journée de marche dans le singulier cirque de Mafate. Au programme, toujours de mignons ilets totalement perdus dans la végétation, du beau relief escarpé tout autour de nous et des paysages de ravines abruptes. Et comme tout ça nous paraissait trop simple on ajoute un peu de piquant à la Les randonneurs Jollivet admirent le paysagejournée : après plus d’une heure de marche on réalise soudain qu’on est parti du gîte sans payer ! On cherche donc de l’aide à l’ilet des Lataniers. Comme le hasard n’existe pas, la première personne que l’on aborde se trouve être le facteur du cirque. Facteur à Mafate, quel boulot ! Une fois par semaine, le courrier lui arrive par hélico. Il part ensuite à pied distribuer tout ça dans chaque ilet. En rentrant tous les soirs chez lui et avec une moyenne de 10 heures de marches par jour, il lui faut 3 à 4 jours (en fonction de la météo) pour effectuer sa tournée. La question des retraites étant au goût du jour, on se demande s’il fera ça jusqu’à 65 ?! lol On s’arrange avec lui pour qu’il porte notre paiement à nos hôtes. On le remercie et on poursuit notre chemin car aujourd’hui on a rendez-vous en cours d’étape. Déposé par Michèle au Piton Maïdo, fameux point de vue sur Mafate, Patrick nous rejoint pour tester ses mollets quelques jours avec nous. Pour lui, ça commence donc sec avec une coriace descente de 1000 mètres ! Dans ce coin du cirque, les paysages évoluent,  c’est moins vert et nettement plus rocailleux. On grimpe sur des pics, on se faufile dans des gorges… Sur les sentiers on ne croise guère d’animaux. On aperçoit seulement de petits oiseaux rondelets, quelques grenouilles qui s’échappent à notre passage et pleins d’énormes araignées rayées jaunes et noires installées sur d’imposantes toiles (petite pensée Stèph…). Au Ti Col on profite  d’un superbe point de vue sur le sud du cirque et la suite de notre programme de marche. Notre nouveau compagnon de route nous y rejoint (presque) frais comme un gardon. Ensemble nous rallions Roche Plate. Bivouac derrière l’école.
-> De Grand Place à Roche Plate, d+ 1025m, d- 645, 4h00  

Ti Col, point de RDV, on attend Patrick

J-6 : Dernier jour dans Mafate
On se lève avec le soleil comme on en a pris l’habitude depuis que l’on marche. Avec son relief conique au milieu de l’océan, l’île accroche rapidement les nuages qui obscurcissent souvent le ciel dès la fin de matinée. De plus, ici les journées sont très courtes (soleil de 06h30 à 17h45). On préfère donc partir le plRepos bien mérité à Marla (Mafate)us tôt possible pour profiter au maximum des meilleures conditions. Aujourd’hui on est tous en forme et la marche semble être une formalité. En chemin on passe par le site naturel de « 3 Roches ». Là, la pierre s’ouvre soudainement formant un gouffre profond de 60 mètres dans lequel se précipite la rivière des Galets. C’est beau et très impressionnant. On observe de loin ! Comme à l’accoutumée, le relief est terrible. Deux bonnes montées nous attendent encore. Depuis le Ti Col la nature a évolué vers des paysages plus proches de ceux des Alpes. Notre bon rythme nous permet d’arriver à Marla pour l’heure du pic-nic. Il nous reste donc tout l’après-midi pour profiter du dernier et plus élevé ilet du cirque. Pour cela on prend forcément nos quartiers au sympathique et incontournable bar « Le Marla ». Isolée du monde, la vie s’écoule lentement par ici. Ambiance paisible garantie. Zouk à fond, apéros, samoussas, jeux de carte… Avec tout ça il est vite l’heure de dîner. Ce soir on laisse les popotes au fond du sac et on rejoint d’autres randonneurs pour un repas convivial. Les sempiternels caris poulet, gâteaux patate et rhums arrangés sont évidemment de la partie. Le tourisme représentant une part importante de l’activité de l’arrière pays montagneux, les gîtes et tables d’hôtes sont nombreux.
-> De Roche Plate à Marla, d+ 740m, d- 270m, 3h50  

J-7 : On change de cirque !

Au réveil, mauvaise surprise : le ciel est tout gris, les nuages sont partout et une fine pluie fait ressortir imperméables et capes de pluie. Bref, plein de bonnes raisons de faire traîner le petit-déjeuner. Enfin, il faut bien y aller. La coriace montée au col du Taïbit (2142 m), qui sépare les cirques de Mafate et Cilaos n’est donc pas très folichonne. Là-haut, la tête dans les nuages, c’est vraiment raté pour la vue. Niveau marche par contre, Patrick a la pêche puisqu’il semble Redescente humide sur Cilaossuivre les « 2 djeuns » sans réel effort. Cécilia se fait la réflexion que les Jollivet, père et fils, sont bien pareils. Un peu surdoués physiquement (sans vrai entrainement, c’est pas juste !), eux n’en ont pas vraiment conscience et trouvent cela normal… La redescente dans le cirque de Cilaos semble ne plus vouloir finir. Notre topo-guide indique des dénivelés largement sous-estimés par rapport à la réalité. Exemple sur cette étape : à la montée 460 mètres de dénivelé positif annoncé contre 950 en réel et à la descente 870 mètres de dénivelé négatif annoncé contre 1380 en réel (!). Une belle différence ! Quand tu n’y es pas justement préparé c’est dur pour le moral. Enfin, on reprend des forces à la cascade de Bras Rouge avant d’attaquer la remontée finale sur le village. On retrouve Mimi au « P’tit Charly », un chalet en bois tout mignon qui sera notre « chez nous » pour deux nuits. Cilaos ressemble fort à un village de haute montagne, les pistes de ski en moins. La rue principale et le centre (quasiment la même chose !) sont très sympathiques. On y redécouvre les routes, les voitures, les commerces, les restaurants…
-> De Marla à Cilaos, d+ 950m, d- 1380m, 4h20  

J-8 : Repos mérité à Cilaos
Journée de repos certes, mais point de grasse matinée pour autant. Il ne faut pas perdre le rythme ! Histoire d’entretenir la machine, Victor et Patrick font une petite marche de 2 heures pour rejoindre Ilet à Cordes. Sans les encombrants sacs à dos c’est tout de suite plus agréable. Les filles profitent quant à elles Lentille, spécialité de Cilaosde la ville, ses jolies maisons fleuries et son agréable animation, avant de rejoindre les gars. Très étroite, aux virages plus que serrés et avec de sacrés à-pics sur le côté, la route qui y mène est impressionnante. La spécialité du cirque est la lentille dont on découvre les cultures aux alentours. Ce cirque est très différent de son voisin. La route y a apporté civilisation et confort et contrairement aux ilets de Mafate, Cilaos est une véritable petite ville. Moins vert et sauvage, le cadre reste magnifique. Ici on voit bien que l’on se trouve au cœur d’un cirque, une véritable arène de roche. Entouré des principaux sommets de l’île, autour ce ne sont que hauts remparts, pitons, corniches et parois vertigineuses. Le soir, pour changer de la cuisine créole, on choisi la crêperie. Waou comme elle remonte à loin notre dernière galette ! On en avait presque oublié à quel point c’est bon !

 

Oiseau en ''boule'' réunionnais

 

 

Contact : lesptitsvadrouillards@gmail.com

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